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Joe el Misterioso

Joe el Misterioso Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone: cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos. Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.

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Free Hugs in France

Par Joe el Misterioso :: mardi 08 mai 2007 à 10:40 :: Général
Plaisirs. Les «free huggers» s'assemblent pour enlacer les passants.

Soudain, des inconnus vous offrent un câlin.

Par Laureen ORTIZ. A Lille, pour Libération.
 
Il est 16 heures sur la place centrale de Lille, samedi 28 avril, quand ils se rassemblent sur les marches du théâtre. Le soleil du Nord donne son maximum : la température est de 30 °C. Dans une ambiance «peace and love», une trentaine de free huggers font encore monter le thermomètre : armés de pancartes «câlins gratuits», «free hugs» en version originale, ils proposent l'accolade aux passants. «On se sent si bien après. Comme quand on a bu. On se désinhibe, on ose tout faire», confie Marion, 16 ans, qui cède depuis peu tous les samedis à l'ivresse de cette nouvelle activité.
 
«Militantisme». Né en 2004 à Sydney, le «mouvement» Free Hug est parti de la croisade «anti-individualiste» et «anticonsumériste» d'un certain Juan Mann. Inspiré par les pancartes accueillant les passagers dans les aéroports, ce premier huggeur s'est campé, écriteau en main, dans une des rues les plus passantes de Sydney, chopant avec succès quelques amateurs de câlins. Depuis, plusieurs sites d'adeptes se sont créés (lire ci-contre). Un clip vidéo du groupe Sick Puppies, largement diffusé sur YouTube, a achevé de populariser le concept, récemment repris en France dans un spot de lutte contre la discrimination envers les personnes atteintes du sida par l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé).
 
Sur la Grand-Place lilloise, la chose semble plutôt bien accueillie. «Comment refuser ? C'est tellement gentil. C'est même rafraîchissant», disent Claire et Cédric, deux trentenaires huggés. «Allez, monsieur, on ne le dira pas à votre femme !» lance un adolescent à un policier. La réponse est nette : «Je ne peux pas, je suis en service», dit Mikaël, qui juge la situation «bon enfant». Faire des câlins aux gens dans la rue n'est pas encore interdit, précise-t-il.
 
Ami des bêtes, Florian, 16 ans, ne se limite pas aux étreintes humaines. «Je me suis spécialisé dans le free hug pour chien», dit-il avec fierté. De son côté, Erwan, un militant écologiste de 27 ans, veut donner du sérieux et du sens au mouvement. «Les changements sociaux doivent venir de la rue. C'est du militantisme», glisse-t-il à l'oreille de ceux qu'il enlace, parfois longuement.
 
Au coeur de la foule, les huggeurs font fureur, et parfois du bruit. Certaines étreintes se transforment en véritables mêlées. «Ça me gêne quand ça vire à l'attentat au bisou. Le câlin peut être une agression. Je n'ai pas envie qu'on me saute dessus pour un bisou !» se rebiffe Anthony, 23 ans, étudiant. Plus tard, Erwan fait passer le message aux plus jeunes : «Il faut respecter la sphère d'intimité. Les cris, le bruit, c'est contre-productif.» Ceriz, 22 ans, a l'impression de lutter «contre l'individualisme». Un blondinet de 18 ans lui rétorque : «Non, merci, je suis un ultralibéral. Pas de câlins gratuits pour moi, ou en échange d'une cigarette.» 
 
«Qu'est-ce qu'il se passe ici ?» demande une touriste anglaise à son amie. «Ça doit être un truc du genre "free hugs day"», lui répond-elle, visiblement au parfum. Si l'on en croit les sites Internet de huggeurs, la mode a déjà contaminé de nombreuses villes, de New York à Tel Aviv, en passant par Paris, Clermont-Ferrand ou Thionville.
 
«Elan joyeux». Quant à savoir si le mouvement sera durable, Erwan, qui le souhaite, pense que «les ados s'en lasseront vite». Jérôme, lui, n'y voit pas un «gadget de mode» mais l'occasion de «casser les cadres pré-établis dans un élan joyeux qui dépasse les croyances, les couches sociales et les âges». Moment utopique, intense et éphémère, le free hug rend difficile le retour à la réalité. Après trois heures d'embrassades avec des inconnus, les prosélytes de l'étreinte ont la gueule de bois. «Ça fait une drôle d'impression, dit Nicolas, tellement on est rempli d'amour, de ranger ensuite sa pancarte et de baisser la tête dans le métro.»

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Commentaires

Le mardi 08 mai 2007 à 11:26, par E-bow
Durera, durera pas, ce qui est pris, n' est plus à prendre !
Le vendredi 11 mai 2007 à 10:35, par DaHo
* Câliiiiin *

Hu =).
Le vendredi 11 mai 2007 à 10:44, par Joe el Misterioso
hmmm... merci Lady D..!

=:^)

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