Zeitgeist. Smashing
Pumpkins.
Par G.R., Libération
Smashing Pumpkins.
Zeitgeist (WEA)
Capables de
remplir des stades honorablement, les Smashing Pumpkins formèrent, le temps d’un
ou deux albums, un redoutable commando rock. Le quatuor séparé, son capitaine
chauve, Billy Corgan, s’est senti pousser des ailes. Mais, le groupe Swan qu’il
a ensuite fondé a fait pschitt et, par chance, nul ne se souvient d’un disque
solo sorti en 2005.
Noyé dans le flot
annuel des reformations, Smashing Pumpkins revient dorénavant. en trompe-l’œil,
puisque, derrière Corgan, ne figure que le batteur Jimmy Chamberlin - déjà
enrôlé dans Swan. Zeitgeist est donc un vrai-faux nouvel album du
groupe (le sixième) où planent les ombres de D’Arcy et de James
Iha.
Douze
compositions scellent le tour de passe-passe où, à l’instar du concert donné fin
mai au Grand Rex à Paris (trois heures de show, étrangement frigides), le moteur
ronfle, et nous avec. Illustration la plus évidente de ce gros son un peu vain,
les dix minutes heavy psyché de United States, au milieu desquelles
Corgan clame des «What do I need ?/ Revolution !/ Revolution !» en
quête de persuasion.
De là à nous
convaincre de lancer le premier fumigène...
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