Le Jam lance sa
saison et les classes de groupe.
Il y a bien quelques dossiers qui
demandent encore à mijoter mais la saison 2007-2008 du Jam, école de musique et
salle de concerts, laisse déjà échapper le fumet de quelques nouveautés. A
commencer par la section enseignement.« Nous montons trois classes
thématiques pour jeunes musiciens confirmés, sous la responsabilité de groupes
professionnels, annonce Jean Peiffer, directeur. Chacune accueillera sept
à huit musiciens. La première concernera les musiques métissées. Elle sera
animée par les Boukakes. La deuxième, les musiques de l'Est avec Taraf Goulamas,
la troisième, les musiques modernes du désert subsaharien avec Safi. »
Jean Peiffer voit
plusieurs avantages à cette nouvelle formule. « C'est du concret »,
s'engage-t-il. D'abord, le contact de jeunes talents avec des professionnels.
Ensuite, une possibilité d'assurer les premières parties des "grands frères".
Enfin, pour les musiciens professionnels, le partage de l'expérience, le contact
pédagogique et la recherche d'idées pour l'élaboration d'un répertoire. Ces
trois thèmes qui peuvent, pour certains, être éloignés du jazz ne le sont pas
pour le directeur. « Ces musiques sont des jazz actuels », estime-t-il.
Le volet enseignement vient compléter un enseignement musical classique et les
classes d'ensemble dédiées à la salsa, au jazz créole, au funk'n groove ou
encore au a capella.
Autre projet : le
rapprochement avec le conservatoire pour la finalisation d'un enseignement
spécifique des jazz débouchant sur un diplôme reconnu au niveau national. «
Cela n'existe pas. Ce serait formidable pour les élèves », reconnaît le
directeur.
L'avancée de ce
dossier dépend de la réorganisation enclenchée au niveau national. Et du
lancement des travaux d'agrandissement et de réhabilitation du Jam. Annoncé il y
a près de deux ans, le dossier tarde encore du fait d'hésitations
administratives de la part de l'État. Les crédits n'ont pas été engagés et
grippent les travaux. En plus, ils sont maintenant conditionnés à la
présentation d'un rapport d'inspection du ministère de la Culture concernant
l'attribution d'un agrément national école de musique dont les résultats seront
connus au plus tôt dans le courant 2008. « Cette attente
fragilise notre budget car nous avons financé les études des travaux. Elle nous
oblige à faire attention sur la programmation de la salle de concerts. Mais nous
avons bon espoir. »
Un mot qui
convient parfaitement pour le renforcement des relations entre le Jam et
l'association Continuum, anciens frères ennemis. Pour la deuxième année, ils
coproduisent les Chemins des Master-classes. Continuum et ses musiciens de
renommée internationale utilisent son carnet d'adresses pour booker les stars du
jazz français. Trois concerts ont ensuite lieu au Jam et dans deux villes du
cœur d'Hérault. En attendant la première d'entre elles, c'est le public qui va
mijoter.
Ch. G.
Pour faire un trackback sur ce billet : http://joezappa.zeblog.com/trackback.php?e_id=244537