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Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone:
cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos.
Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.
Rakan : un nom, ou plutôt un sigle (Rassemblement
associatif, kulturel et artistique nîmois) qui reste attaché aux années Clary.
Entre 1995 et 2002, ce collectif d'associations Rakan occupait en effet
l'immeuble en friche situé place Gabriel-Péri, tout à côté de la fac des Carmes
et y organisait concerts, expositions, etc.
La fermeture du lieu, pour raisons de sécurité, a
sonné le glas de cette aventure alternative urbaine (ah ! ces épiques soirées
punk-rock ou hip-hop sous un porche archi-plein...). Pas complètement toutefois
puisque l'un de ses anciens protagonistes, Adrien Tirel, a conservé le nom
Rakan, accolé à "musiques", pour poursuivre un autre projet associatif. « Je
l'ai gardé car Rakan fait aussi référence à un état d'esprit, basé sur
l'entraide », souligne Adrien, lui-même "dans la partie" puisqu'il fut le
chanteur de feu îdipe et est en train de reformer un groupe. « Même si nous
restons une association, nous essayons de fonctionner comme une entreprise.
»
Nouvelle ère, nouveau credo : pragmatisme et professionnalisme. Après
avoir occupé un bureau à la direction municipale de la jeunesse, Rakan musiques
partage depuis un an avec la radio Raje et la société ACL les Locaux
Motiv' situés chemin de la Maison-Maternelle et voisins de l'école de musique
Chorus. Principal avantage : le loyer et les charges sont divisés en trois.
Soutenue par les collectivités (Ville, Département, Région) et la Direction
régionale des affaires culturelles, l'association a deux activités principales :
la gestion des deux salles de répétition et l'accompagnement-management de
groupes. La première tourne à plein régime : plus d'une trentaine de formations
en tous genres (rock principalement, mais aussi chanson, etc.), soit une
centaine de musiciens, viennent répéter sur place, jusqu'à 23 heures en semaine,
moyennant des tarifs avantageux : 7 € l'heure et surtout 90 € le forfait de 16
heures, « le plus utilisé ». Ces locaux sont évidemment un outil de choix
pour le développement des plus ambitieux groupes "maison" : 10, Rue d'la
Madeleine, dont la carrière commence à prendre de l'ampleur (leur premier album
va sortir dans cinq pays), ainsi que Shtah, Eezewean et Lanes (lauréat de la
Bourse des jeunes talents 2007 de la ville).
Dans le même temps, Rakan
musiques a pu créer deux emplois aidés pour Adrien Tirel et Grégory Lionnet,
investi depuis six ans à ses côtés. « Nous espérons en faire de même pour
Loïc Fraisier, qui a démissionné de son poste de prof d'anglais pour être
bénévole chez nous. » L'association, qui s'appuie sur un autofinancement à
25 % - plutôt rare dans ce secteur -, compte aussi en 2008 améliorer ses locaux
de répétition et mieux préparer les groupes au maquettage et à l'enregistrement
en studio. Peut-être couvent déjà en son sein les futures têtes d'affiche qui
rempliront les salles. Pour la Smac nîmoise, ils ont le temps : pas avant quatre
ou cinq ans...
Marc CAILLAUD
Contact : 04 66 36 82 94.