La Vignette ou le choix de
l'écriture contemporaine.
Après celui avec le festival Sonorités, le théâtre de La Vignette
poursuit sa politique de partenariat par une première association avec le
théâtre des Treize Vents.
Cette semaine, un spectacle du festival
Oktobre des Écritures contemporaines est accueilli pour quatre
réprésentations.
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est comme les autres formes théâtrales présentées ici, pas davantage dans
l'habituel de la représentation ni dans celui du linéaire de la narration. La
pièce qui suivra, Manège, écrite et mise en scène par Alain Béhar, est
également dans cette veine (du 4 au 7 décembre).
Ce travail sur le
langage est une polyphonie de voix assortie d'acteurs en perpétuel mouvement et
de projections. « Un gros bazar qui rend hommage au conflit, moteur de la
vie, résume Frédéric Saccard, directeur du théâtre. Nous essayons d'amener
des œuvres qui renouvellent les formes et qui questionnent les savoirs. » Des
Batailles, par exemple, d'après Pylade de Pasolini (du 11 au 13 mars)
s'inscrit également dans cette dimension avec une réflexion politique intégrant
dans la pièce des interviewes de militants politiques pendant l'élection
présidentielle de 2007.
La programmation poésie sonore, entamée il y a
quatre ans, renforce également le positionnement recherche du lieu. Après
Sonorités, deux autres numéros (11 et 12) de poésie sonore sont programmés sur
l'année avec, le 22 novembre, le duo Jean-Michel Espitallier, poète, et Kasper
Toplitz, musicien et, le 14 février, la performance de Christophe Fiat. Pour la
musique, le choix du contemporain est tout aussi patent avec un triptyque
Ouvertures son qui va faire la part belle à la musique expérimentale et
improvisée.
Enfin, la danse programmée n'entre pas davantage dans les
formes habituelles de la discipline. Là aussi, étrennant une collaboration avec
le Centre chorégraphique national, le spectacle de danse Haut cris
(miniature) de Vincent Dupont (joué les 30 et 31 janvier), est lui aussi
novateur. « Il ne comprend pas spécialement de mouvements dansés, avertit
Frédéric Saccard, directeur du théâtre. C'est un spectacle saisissant, qui
s'appuie sur un dispositif sonore et visuel fort avec un texte d'Agrippa
d'Aubigné. » Bien loin effectivement du spectacle linéaire.
Mireille
PICARD
Théâtre La Vignette, bâtiment
H, université Paul-Valéry, Montpellier
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