» Tomorrow Never Knows (http://joezappa.zeblog.com/)

Calendrier

« Mai 2012
LunMarMerJeuVenSamDim
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031 

Joe el Misterioso

Joe el Misterioso Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone: cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos. Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.

Blog

Catégories

Derniers billets

Pages

Compteurs

Liens


Music Blogs - Blog Top Sites BloGalaxia
Annuaire Actimonde
Référencez gratuitement votre site dans l' annuaire francophone Actimonde. Nos partenaires: annuaire francophone thématique | Actimania | Actimania annuaire francophone | Actidir | Annuaire Vacances | Annuaire Locations Particuliers
lien en dur

blogCloud

Fils RSS

Cine Festival

Par Joe el Misterioso :: lundi 29 octobre 2007 à 08:35 :: Ciné/Télé

Une ouverture avec un fort absent serbe.

La bronca, samedi soir, le directeur du Festival du cinéma méditerranéen, Jean-François Bourgeot l'a lui-même réclamée. Sans doute fut-elle du coup un peu moins douloureuse... Il n'empêche, l'absence d'Emir Kusturica, invité-vedette de cette édition, attendu pour l'avant-première de son film "Promets-moi", et une rencontre le lendemain avec le public, a ressemblé fort à un subit camouflet. Pour le public, qui espérait la plus grande star du cinéma d'auteur européen (avec Almodovar), comme pour le festival, qui a cru au talent du réalisateur serbe dès son premier long métrage (Te souviens-tu de Dolly Bell ? a été programmé au Cinemed en 1982) et s'est vu soudainement privé de son plus beau levier médiatique. Et ce, dès l'ouverture !

Pourtant, hier, Jean-François Bourgeot n'a avoué ni colère ni amertume. « Je programme 206 films, je ne vais tout de même pas m'effondrer dès le premier !, sourit-il. Je suis juste déçu. Car je n'avais pas invité Kusturica pour qu'il se fasse applaudir pendant un quart d'heure après son film (au passage, comment lui en vouloir après avoir vu un film comme Promets-moi ?). J'espérais beaucoup de la rencontre avec le public, qu'il nous parle de son art, qu'il nous dise où il en est de son désir de cinéma. Et d'insister : je suis déçu parce que j'estime que le Cinemed est un festival vraiment légitime pour accueillir Kusturica et l'entendre parler de cinéma... »

À côté de Jean-François Bourgeot, Thierry Laurentin ne cherche pas à dissimuler son embarras. Directeur des ventes et de la programmation chez Mars Distribution (également fondateur de Big Sky, agence de diffusion cinématographique basée à Montpellier et accessoirement ancien directeur adjoint des cinémas Diagonal), c'est à lui qu'incombe la promotion en province du film d'Emir Kusturica et l'organisation de sa présence. « C'est un film que l'on montre très peu, explique-t-il, car c'est un film qui se vit très physiquement, dans la spontanéité. Il perdrait à trop de perceptions critiques analytiques. Qui plus est, Kusturica, c'est un nom, un auteur comme il y en a peu dans le cinéma, qui ne doit pas être banalisé. »

Va pour le film donc mais quid de l'homme ? On sait qu'il n'existe pas, chez nous, de clause dans les contrats d'artiste les obligeant à assurer la promotion de leurs œuvres (aux États-Unis, cette disposition, systématique, est incluse dans le cachet) mais on pouvait penser qu'il attacherait quelque importance à un festival qui l'a soutenu, déjà invité et qui a promu, plus que d'autres, le cinéma de l'ex-Yougoslavie.

« Je lui en ai parlé en personne, il y a trois semaines, et il m'a dit : "T'inquiète pas", raconte Thierry Laurentin. Je l'ai eu à nouveau au téléphone le 21 octobre et il m'a dit qu'il se faisait une joie de venir à Montpellier avec sa femme. Mais le 23 octobre, on a appris "par la bande" qu'il était annoncé en même temps ailleurs. On a réussi à le joindre et il nous a répondu : "Je vais voir ce que je peux faire".

Puis plus rien. »
Totalement accro à ses bringues rock'n'roll avec le groupe No Smoking Orchestra (pas tout à fait les Stones, cela dit), il aurait donc préféré jouer du côté de Tunis. Bon. « Kusturica aime sa liberté, il vit dans son monde, son village, avec sa famille, ses amis, son groupe... S'il sait être très simple, très cool quand on le voit, il est aussi très indépendant. Mais c'est parce qu'il est comme ça qu'il fait ce cinéma unique qu'on aime tant. »

Du coup, prudent, Mars Distribution a calé les prochaines avant-premières de Promets-moi la veille des concerts du No Smoking Orchestra ! « Voilà ce que j'aurais dû faire, s'exclame Jean-François Bourgeot, le programmer aussi en concert au Zénith ou, tiens, à Berlioz. » Il plaisante.

Jérémy BERNÈDE

Trackbacks

Pour faire un trackback sur ce billet : http://joezappa.zeblog.com/trackback.php?e_id=265898

Commentaires

Aucun commentaire pour le moment.

Ajouter un commentaire

Nom ou pseudo :


Email (facultatif) :


Site Web (facultatif) :


Commentaire :


 
====> Haut de Page
Copyright © 2007 Tomorrow Never Knows - Blog créé avec ZeBlog