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Joe el Misterioso

Joe el Misterioso Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone: cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos. Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.

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Le Cinemed, bilan

Par Joe el Misterioso :: lundi 05 novembre 2007 à 10:55 :: Ciné/Télé

La satisfaction en haut de l'affiche finale.
 
Le Cinemed a repris du poids sans rien perdre de sa finesse. Voilà quelle pourrait être la morale de la 29e édition du Festival international du cinéma méditerranéen qui s'est achevée hier soir, au terme d'Apocalypse now redux. Un long chef-d'œuvre (3 h 22) pour une réussite sur toute la longueur (dix jours).

« C'est vraiment cette année que j'ai vérifié ce que m'avait dit mon prédécesseur et président Pierre Pitiot : "Quoi que tu fasses, c'est sur ta programmation que tu seras jugé au final", a commenté, hier, le directeur, Jean-François Bourgeot. Nous avions, cette année particulièrement, une belle programmation, identifiée comme telle dès avant le début du festival. » Et de rappeler les grands axes de cette édition : la plus grande rétrospective jamais proposée en France sur Marcello Mastroianni, le retour de Mario Monicelli, la belle présence de Pierre Salvadori, les inédits de Rossellini, les colloques ou encore ces « produits d'appel » que furent les avant-premières des derniers Kusturica, Kechiche et Coppola.

S'agissant du palmarès (notre édition d'hier), sans doute un peu plus contesté que les précédents, Jean-François Bourgeot rappelle : « Notre règle du jeu de sélectionneurs, Christophe Leparc et moi, est de ne jamais retenir un film qu'on ne puisse pas défendre. Il y en avait onze en lice. Ce sont onze œuvres que j'aime... différemment, mais que j'aime. Donc je n'ai jamais eu aucun problème avec les palmarès. »

On se souvient en revanche que le festival a, lui, eu par le passé quelques problèmes de fréquentation. Ils semblent révolus : « Selon nos premiers calculs, nous serions à environ 85 000 entrées. Soit 10 % de mieux qu'en 2006, se félicite Jean-François Bourgeot. Notre inquiétude, c'était évidemment le jeudi 1er novembre : le public allait-il rester ou partir ailleurs ? Eh bien, il est resté. » La raison ? Devinez : « Une bonne programmation, et ce avec une quarantaine de films de moins (206au total, ndlr) que l'an dernier. »

Du coup, pour Jean-François Bourgeot, s'il n'est pas question d'augmenter à nouveau le nombre de films projetés à l'avenir, il va s'agir de prolonger l'amélioration du taux de remplissage des salles. En poussant plus loin l'effort, on vous le donne en mille, de programmation ! La reconnaissance médiatique du Cinemed sera également poursuivie : « Parce que plus on parlera de notre festival, plus on nous enverra les bons films et plus les réalisateurs seront contents et même demandeurs de passer chez nous. Voilà l'enjeu et il n'y en pas d'autre. »

Quid de l'année prochaine, symbolique puisque le Cinemed aura 30 ans ? « Nous savons déjà que nous ferons un hommage aux frères Taviani en leur présence, annonce Jean-François Bourgeot.

Par ailleurs, on aimerait assez projeter 25 grands films pour les 25 pays de la Méditerranée, peut-être même 30 en repoussant un peu les frontières. » Il semble également acquis que de nouvelles grandes avant-premières (une des belles réussites de cette année) seront programmées. Avec une rigueur : « Je veux que le festival s'ouvre toujours par un film qui nous dise que, malgré toutes les galères ou les souffrances, la vie triomphe. » Et le cinéma avec, bien sûr.

Jérémy BERNÈDE

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Commentaires

Le mardi 12 octobre 2010 à 15:25, par Critical essay
Merci pour le récit détaillé. Il est intéressant

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