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Joe el Misterioso

Joe el Misterioso Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone: cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos. Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.

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Lawrence Durrell

Par Joe el Misterioso :: dimanche 25 novembre 2007 à 15:33 :: Livres

En souvenir de Lawrence Durrell.
 
En 1957, Lawrence Durrell s'installait à Sommières. C'est dans sa maison du Gard où il mourut d'une attaque cardiaque le 7 novembre 1990, que l'auteur du Quatuor d'Alexandrie (Justine, Balthazar, Mountolive, Clea) répondit aux questions de Marc Alyn qui, à l'époque, habitait Uzès. Des entretiens publiés en 1971, réédités avec une préface inédite de l'interviewer. Celui-ci, lauréat à vingt ans du prix Max-Jacob, considéré aujourd'hui comme l'un des poètes majeurs de sa génération, se souvient de son ami Larry qui reçut en 1959 la visite d'Henry Miller venu séjourner, avec femme et enfants, sur les bords du Vidourle.
 
Entre les deux écrivains s'établira une relation rare qu'une correspondance amorcée en août 1937 a mise en relief. C'est à Sommières que Durrell décida de se consacrer entièrement à la littérature.

"Le Grand Suppositoire", Lawrence Durrell, entretiens avec Marc Alyn, éditions Gutenberg, 188 pages, 17,95 €.


La mémoire du sana de Vence Patrice Delbourg, un autre poète, lauréat des prix Max-Jacob et Guillaume-Apollinaire, évoque Henry Miller et un Lawrence qui n'est pas Durrell mais l'auteur de L'Amant de Lady Chatterley . Miller voulait vivre à Vence, dans l'arrière-pays niçois, dont le climat lui rappelait celui de sa Californie. Quant à David Herbert Lawrence, il avait été envoyé par son pneumologue anglais à l'hôtel-sanatorium Ad Astra de la ville.

Mort le lendemain de son arrivée à Vence, il sera enterré au cimetière de la commune. Mais sa sépulture est vide car les cendres de l'écrivain furent dispersées à Taos au Nouveau-Mexique à moins qu'elles n'aient été jetées lors de l'escale dans le port de Marseille. Delbourg aime les mystères et le royaume des ombres. Les fantômes du sana de Vence forment une société littéraire où figurent en tête de peloton Albert Paraz, Henri Calet, Alphonse Boudard, Roland Barthes.

"Signe particulier endurance", Patrice Delbourg, Le Castor Astral, 223 pages, 15 €.
 
J.-C. L.

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