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Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone:
cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos.
Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.
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| Crédit Photo : Polydor | |||
| Morley | |||
David STRAUS - le 14/01/2008 - 16h41
Morley. Seen. Polydor.
Morley, petite fille du Queens jamaïcain, veut devenir danseuse. Elle décroche une bourse. Mais une blessure l'empêche de poursuivre sur cette voie. Qu'importe elle fera danser les autres. Un temps. Morley aurait pu sortir son premier album il y a dix ans. Sun Machine est bouclé. Nouveau coup du sort, le label qui le produit doit mettre la clé sous la porte. Son premier disque attendra. Elle se produit dans des salles, dans des festivals, participe à une comédie musicale. Un temps. Puis elle enseigne le yoga. Un temps. Morley porte sa vie dans ses textes doux et ciselés, dans sa voix chaude, légèrement égratignée, qui rappelle celle de Tracy Chapman.
Days like these, en 2006, avait révélé le beau talent de cette jeune femme blonde. Seen, son nouvel album, le confirme. Enregistré en studio à New York, l'opus s'ouvre sur Somebody new, un slow tout droit sorti des années 50. Temporary lighthouses, et sa guitare aux accents country, fleurent bon les étendues du Grand-Ouest américain. Même parfum pour No Evidence qui raconte le sort de jeunes femmes soldats, abusées par leurs officiers en Irak.
"Je crois en une chose : la gentillesse"
A bien y songer le folk de Morley mérite moins son qualificatif d'urbain que celui de Joni Mitchell. Seen a perdu en dépouillement et répond un peu plus aux goûts d'un large public américain. Guitares country, mandoline, percussions reggae, arrangements un peu insistants, on avait déjà connu cette évolution, dans le jazz, avec Norah Jones : les deux artistes ont pour producteur Jay Newland.
Fidèle à ses débuts, Morley s'inscrit dans la longue tradition du folk engagé, sinon contestataire. On a déjà évoqué No Evidence. Il y aussi Crimes in the garden qui dénonce l'instrumentalisation des enfants dans les conflits. "Tous les conflits, précise la chanteuse, des plus guerriers aux plus courants, tels ceux entre maris et femmes, lors des divorces". Behind the rim évoque les dépendances. "Pour changer quelque chose dans la vie, il faut être capable de l'affronter". C'est ça Morley : résolument positive. "Je crois en une chose, la gentillesse."