Escapades dans l'Ouest de Londres avec Damon
Albarn.

Crédit
Photo : LCI
The Good, The Bad & The
Queen
Le nouveau groupe de l'ex chanteur de Blur, The
Good The Bad & The Queen, sort son premier album.
En douze chansons,
The Good The Bad & The Queen explore Portobello, un quartier multiethnique
de l'Ouest de Londres.
Axel CONSTANTINOFF , LCI
Voilà
près de 20 ans que Paul Simonon n'avait pas touché à sa basse. L'ex membre
fondateur des Clash se consacrait à la peinture, entre deux apparitions
mondaines dans le West End de Londres. C'est par le plus grand des hasards qu'il
rencontra en 2004 le remuant Damon Albarn, qui, non content d'avoir formé deux
des groupes les plus excitants de ces dernières années, Blur et Gorillaz,
s'acharnait depuis quelques années déjà à donner vie à son nouveau projet, un
disque sur Portobello, un quartier de l'Ouest de Londres. Les deux hommes
habitaient à quelques maisons l'un de l'autre, sans le savoir. "Je suis passé en
studio pour écouter deux titres et je me suis dit que ça méritait qu'on essaye",
assure Paul Simonon.
Avec l'ancien Clash à bord, Damon Albarn, le
guitariste Simon Tong (The Verve, Gorillaz) et le batteur Tony Allen repartent
de zéro, réenregistrant complètement l'album. Conçu comme une balade dans cette
capitale multiethnique et multi facette, The Good The Bad & The Queen est un
patchwork des influences de ces quatre musiciens expérimentés : 80's Song fleure
bon les années 50, The Bunting Song et Nature Springs s'aventurent sur des
territoires musicaux électroniques jadis explorés par Air tandis que A Soldier's
Tale, soutenue par une guitare et un piano discrets, charme par sa simplicité et
sa fébrilité. L'album s'inspire aussi du dub sur Three Changes ou encore de la
britpop sur The Good The Bad & The Queen.
"Il ne s'agit pas d'un recueil de considérations
nostalgiques sur le fait d'être anglais, mais plutôt d'une vision inédite de
Portobello", explique Damon Albarn. "C'est un lieu de ralliement pour toutes les
communautés, les riches comme les pauvres", renchérit Paul Simonon. "Nous sommes
des produits de la vie dans ce quartier". The Good The Bad & The Queen est à
déguster dans les bacs depuis le 22 janvier.
The Good The Bad & The Queen, The Good The
Bad & The Queen (EMI) 16 euros
Pour faire un trackback sur ce billet : http://joezappa.zeblog.com/trackback.php?e_id=290533