Fête de la musique : nuit bruyante mais pas trop
chaude.
Pour la 29e édition de la Fête de la musique, la police
recensait dimanche matin "seulement" 91 interpellations et 80 gardes à
vue.
Entre 350.000 et 400.000 Parisiens ont célébré
en musique l'arrivée de l'été samedi soir. Plus de 10.000 concerts ont été
donnés dans toute la France.
Pour la 29e édition de la Fête de la
musique, la nuit parisienne fut douce mais pas trop chaude : seulement 91
interpellations et 80 gardes à vue. Bilan modeste, en tout cas inférieur à celui
de l'an passé (143 arrestations), au regard de la foule qui s'est déplacée
samedi soir : Entre 350.000 et 400.000 Parisiens ont ainsi longuement flâné en
famille ou entre amis s'arrêtant aux terrasses bondées des cafés, où les groupes
amateurs se disputaient les faveurs du public avec les écrans retransmettant le
quart de finale de l'Euro de football.
Au Parc des Princes, quelque
30.000 personnes ont assisté à un concert du groupe Tokio Hotel, qui s'est
achevé vers 22 h 30. Environ 100.000 personnes ont assisté par ailleurs à un
concert qui s'est terminé à 0 h 30, à l'hippodrome d'Auteuil avec entre autre
Calogero, BB Brunes ou encore Duffy, sans incident. A l'Elysée, Nicolas Sarkozy
et son épouse Carla Bruni-Sarkozy ont pris un bain de foule dans la cour
d'honneur du palais ouvert au public pour la première fois à cette occasion. Au
programme: orchestre de la Garde républicaine, jazz et musique brésilienne.
En Ile-de-France, des transports en commun ont fonctionné
tout la nuit de samedi à dimanche et 2.200 policiers étaient déployés à Paris.
Selon le ministère de la Culture, plus de 10.000 concerts ont été organisés en
France et à travers le monde. Plus de 100 pays et 340 villes l'ont célébrée,
souvent grâce au réseau culturel français à l'étranger.
A Lille, des fans de tecktonik, crête de cheveux
sur la tête, ont enchaîné les pas de danse devant un magasin de musique techno
qui avait sorti ses baffles sur le trottoir. A Bordeaux, où le thermomètre a
atteint les 30 degrés, les mélomanes se sont rassemblés au musée national des
douanes où, profitant de la fraîcheur bienvenue du lieu, ils ont savouré les
voix de l'ensemble professionnel du Madrigal de Bordeaux, cinq solistes chantant
cette musique vocale du début de l'ère baroque. Les Lyonnais ont eu l'embarras
du choix, avec les "Extra-longues", 4 à 5 grandes scènes qui devaient accueillir
chacune des groupes d'un même style musical (électro, pop-rock, musique du
monde...) pendant 12 heures non stop.
(D'après agence)
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