Le climat encore
Réchauffement climatique : le G8 et l'ONU exhortent les pays émergents à coopérer.
es vingt plus gros consommateurs d'énergie de la planète – le G8, les grands pays émergents, des représentants des Nations unies et de la société civile – ont entamé, lundi 10 septembre, une réunion de deux jours à Berlin pour trouver un terrain d'entente, en vue de la conférence sur le climat prévue en décembre à Bali. A cette date, les pays devraient décider s'ils négocient ou pas un nouveau protocole sur le climat pour remplacer celui de Kyoto, qui devrait expirer en 2012.
"A l'heure actuelle, tout le monde n'est pas encore disposé, en particulier les pays émergents, à participer à des négociations" pour élaborer un cadre international de réduction des gaz à effet de serre, a constaté le ministre de l'environnement allemand, Sigmar Gabriel, au début de la rencontre. L'Inde comme la Chine, deuxième pollueur mondial derrière les Etats-Unis, justifient leur refus de participer à un accord international, en invoquant leurs besoins de développement. Pour l'heure, les deux géants asiatiques proposent des actions individuelles et localisées. Alors qu'une majorité des nations industrialisées souhaitent un accord sous l'égide de l'ONU impliquant un maximum de pays.
BESOINS DE DÉVELOPPEMENT
Les positions paraissent difficiles à concilier : les pays industrialisés pensent que les pays en développement "n'ont pas la volonté [de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre] et qu'ils font trop peu", a estimé une représentante de l'ONU, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. Quant aux pays émergents, ils considèrent que "le monde industrialisé a failli dans sa promesse d'assistance financière et technologique". "Aucun d'entre nous ne doit demander aux pays en développement de freiner leur développement", a poursuivi Mme Brundtland, estimant que ces pays devaient être encouragés à "éviter les étapes les plus polluantes de leur développement" en favorisant le transfert des technologies propres et mobiliser les investisseurs privés et publics.
RÉDUCTION DE 60 % DES GAZ À EFFET DE SERRE
Le Club de Madrid et la Fondation des Nations unies – deux think-tanks constitués d'anciens chefs d'Etat, de gouvernement, de représentants du monde des affaires et de la société civile – ont planché sur les implications politiques et économiques de la question du climat. De leurs réflexions est né un texte cadre, le Global Leadership for Climate Action. Ce document propose de réduire d'ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre de 60 % par rapport à 1990.
Pour réussir cette performance climatique, les pays seraient soumis à une taxe sur le carbone. Celle-ci serait évaluée en fonction du degré de développement des Etats. Lundi, l'ancien président chilien Ricardo Lagos, envoyé spécial de l'ONU sur le climat et président du Club de Madrid a espéré "que l'ONU se servira de ce travail (...) qui inclut tous les pays, tous les secteurs, toutes les sources d'émissions".
Les Habits Vieux du Dictateur
Le fils de Pinochet vend les costumes civils de son père.
SANTIAGO (Reuters) - Le fîls ainé de feu le général-président Augusto Pinochet a mis en vente les costumes civils de son père chez un tailleur de Santiago, croit savoir samedi le journal La Tercera.
"Il s'agit de vêtements usagés, que mon père m'avait donnés il y a de longues années et que j'ai portés", a pris soin de préciser au journal Augusto Pinochet Hiriart.
"Ils datent vraisemblablement des années 1980 et servaient à la vie de tous les jours (...). Ces costumes n'avaient aucune signification spéciale", déclare le fils, dont on ignore les motivations exactes.
Le régime du général Pinochet, qui a duré 17 ans, est tenu pour responsable de la mort ou de la disparition d'environ 3.000 personnes au Chili. Le "caudillo" chilien est mort dans son lit en décembre à l'âge de 91 ans.
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Vestons de dictateur à vendre.
Vincent Fertey (lefigaro.fr) avec La Tercera.
Le fils de l’ex-dictateur chilien Augusto Pinochet a mis en vente une vingtaine des costumes de son père chez un tailleur de Santiago, la capitale du pays.
Mis à part un smoking placé en vitrine, rien n’indiquerait qu’à Santiago le tailleur «D’Adriany» a mis en vente une vingtaine de costumes d’un des dictateurs les plus sanguinaires d’Amérique du Sud. En effet, dans la boutique, les autres vêtements de Pinochet sommeillent loin des regards à l’arrière du magasin, dans un emballage spécial. Signe de la confidentialité de cette vente : seuls les clients identifiés comme partisans du dictateur défunt peuvent acquérir l’un de ces habits.
Cette «offre commerciale» est l’œuvre du fils de Pinochet, Augusto Pinochet Hiriart qui, après avoir tenté de commercialiser des bouteilles de vin à l’effigie de son père, s’est donc lancé dans la vente de ses plus beaux textiles.
2.000 dollars la veste
On trouve principalement des costumes et des vestes portés entre 1980 et 2006. «Ce sont plutôt des costumes de tous les jours qu’il portait à la maison ou pour sortir pour des activités particulières mais pas pour des cérémonies ou des occasions spéciales», a expliqué le fils Pinochet au quotidien chilien La Tercera.
Pour acquérir l’un de ces vêtements, les partisans de Pinochet doivent débourser 2.000 dollars la pièce. L’un d'eux, tellement enjoué à l’idée de posséder la totalité de la «collection», a voulu acheter l’ensemble des vestes et autres costumes pour plus de 13.000 dollars. Cela lui a été toutefois refusé, le fils de Pinochet jugeant l’offre insuffisante.
Accusé d’avoir causé la mort de 2279 personnes entre 1973 et 1990 pendant sa dictature, Augusto Pinochet est mort, à 91 ans, le 10 décembre 2006 sans avoir été jugé.
11 Septembre
Six ans après, le terrorisme
n’est pas enrayé.
Les
Etats-Unis commémorent aujourd'hui le souvenir du sixième anniversaire des
attentats du 11 Septembre 2001. Cette cérémonie sera plus sobre que celle de
l’année précédente. Il apparaît en effet, six ans après, que le terrorisme est
loin d’avoir disparu dans le monde.
L’actualité en atteste régulièrement et rappelle à l’administration
américaine que sa guerre contre la terreur reste, pour l’heure, un échec. Au
chaos meurtrier et quotidien en Irak, s’ajoutent une récente vidéo de ben Laden
et un double attentat signé al-Qaïda en Algérie. Autant de soucis pour George
Bush, dont le second mandat arrive bientôt à terme et auquel la majorité des
Américains ne fait plus confiance.
Emmanuel VALETTE
Les Etats-Unis commémorent
demain les attentats du 11 Septembre 2001, alors que les polémiques enflent
autour de la « guerre contre la terreur » conduite par Washington.
A New
York, où plus de 2 700 personnes avaient été tuées lorsque deux avions détournés
avaient percuté les tours jumelles du World Trade Center, des sauveteurs vont
égrener les noms des victimes lors d'une cérémonie solennelle
demain.
Contrairement aux commémorations précédentes, la cérémonie se tiendra
dans un parc proche de "Ground Zero", là où se dressaient les tours, et non sur
le site où la reconstruction a commencé.
Les cloches sonneront à 8 h 46
locale, heure à laquelle le premier avion, le vol 11 de la compagnie American
Airlines, s'était écrasé contre la Tour Nord. Les parents des victimes pourront
venir se recueillir et déposer des fleurs.
« Le
principal est de lutter contre l'extrémisme, de reconnaître que l'histoire nous
a appelés à agir », a déclaré George Bush le mois dernier. « En combattant
l'extrémisme et le radicalisme, nous aidons les gens à réaliser des rêves. Et
aider les gens à réaliser des rêves permet de promouvoir la paix », a-t-il
ajouté.
A Ground Zero, le maire de New York, Michael Bloomberg, conduira
la cérémonie, et son prédécesseur Rudolph Giuliani prononcera également un
discours.
Depuis
que George Bush a déclaré la « guerre à la terreur » après ces attentats, plus
de 4 100 militaires américains ont été tués en Irak et en Afghanistan. Le chaos
politique est toujours en vigueur dans ces deux pays. Et alors que les Talibans
contrôlent toujours certaines zones frontalières de l’Afghanistan, al-Qaïda fait
toujours des siennes en Irak. Un de ses leaders, Abou Jassem, tué au début du
mois, est tenu pour responsable de l’attentat le plus meurtrier en Irak. Ce
dernier avait fait plus de 400 morts, le 14 août dernier, dans le nord du pays.
La
popularité du président américain s'est ainsi effondrée à mesure que le conflit
en Irak s’est enlisé. Résultat, une majorité d’Américains ne se sent pas plus en
sécurité qu’il y a six ans.
Oussama ben
Laden, toujours en fuite, est supposé se cacher dans les montagnes à la
frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. En pied de nez, il a diffusé une
vidéo où il demande aux Américains d’abjurer « la démocratie capitaliste » pour
embrasser l’islam.
A l'horizon de la
campagne présidentielle de 2008, la plupart des candidats sont en rupture avec
l'administration Bush, y compris parmi les Républicains. Plusieurs d'entre eux
soutiennent le retrait programmé des troupes d'Irak.
Sans compter le dossier de
la paix au Proche-Orient qui stagne, alors qu’al-Qaïda ouvre un enième front au
Maghreb. Une branche de l’organisation terroriste vient d’ailleurs de
revendiquer hier deux attentats ayant frappé l'Algérie jeudi et samedi et qui
ont fait plus de cinquante morts et au moins autant de blessés.
Augusto et sa clique
Chili: première condamnation à perpétuité contre un ex-agent de Pinochet.
La Cour suprême du Chili a ordonné mardi, pour la première fois, une condamnation à la prison à perpétuité à l'encontre d'un ex-agent de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).
La plus haute autorité judiciaire du pays a confirmé la peine infligée à Hugo Salas, ancien chef des services secrets sous la dictature, poursuivi pour le meurtre de douze militants communistes à Santiago en 1987.
L'enquête judiciaire avait démontré que les opposants avaient été abattus de sang-froid, tandis que le régime militaire avait invoqué des "affrontements" avec les forces de l'ordre pour justifier ces exécutions.
A cette époque, Hugo Salas dirigeait la police secrète au sein de la Centrale nationale des informations (CNI) qui avait succédé en 1978 à la redoutable Direction nationale de l'intelligence (DINA).
Ce général à la retraite, qui était en liberté conditionnelle en attendant la décision de la Cour suprême, devra purger sa peine à la prison spéciale pour militaires de Punta Peuco.
L'ancien patron de la Dina, Manuel Contreras, détenu depuis janvier 2005, cumule 144 années de prison qui résultent de plusieurs condamnations pour violations des droits de l'Homme.
De son côté, le général Pinochet, dont le régime est tenu pour responsable de plus de 3.000 cas d'assassinats et de disparitions, est décédé en décembre dernier, à l'âge de 91 ans, sans avoir jamais été condamné.
© 2007 AFP
Les Inondations
Changement climatique: les risques d'inondations sous-évalués.
30.08.07 | 00h14
ar Michael Khan
LONDRES (Reuters) - Les prévisions en vigueur en ce qui concerne le réchauffement climatique sous-estiment les risques d'inondations et surévaluent celui de la sécheresse en négligeant le rôle des végétaux dans l'absorption du dioxyde de carbone, affirment des chercheurs de l'Office britannique de météorologie.
La croissance des émissions de CO2 prévue pour la fin du siècle va se traduire par une augmentation de l'eau retenue par les plantes dans le sol, a expliqué Richard Betts, directeur de ce programme de recherche, interrogé mercredi par téléphone.
"Le risque d'inondations a pu être sous-estimé parce qu'on ne s'attend pas à ce que les sols soient aussi saturés qu'ils pourraient l'être", précise-t-il. "Nous suggérons en outre que le stock d'eau des plantes puisse partiellement compenser sa rareté au cours d'une sécheresse."
Les résultats de ces recherches soulignent la nécessité d'élargir le champ d'étude des bouleversements climatiques pour en mesurer plus précisément les conséquences, insiste le scientifique.
Par la photosynthèse, processus qui leur fournit leur énergie, les végétaux absorbent du dioxyde de carbone par des pores appelés stomates qui rejettent de l'eau en fin de cycle.
Or l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère empêche ces stomates de s'ouvrir pleinement, ce qui réduit la perte et la consommation d'eau de la plante. Le sol où elle plonge ses racines s'en trouve donc moins sollicité et plus exposé au risque de saturation.
Sans tenir compte de cet excédent d'eau, le modèle en vigueur prédit une augmentation de 11% des inondations à l'échelle mondiale. Selon Betts, il convient d'y ajouter 6%.
"Le bouleversement climatique est plus qu'un changement des conditions météorologiques. C'est également un changement pour l'écologie tout entière. Nous devons l'étudier pour obtenir une image complète, parce que cela n'a pas été fait avant", insiste le chercheur."
Eco Grenelle
Plein d'idées pour le
Grenelle de l'environnement.
Les
participants au « Grenelle de l'environnement » ont du pain sur la
planche. Ils doivent remettre fin septembre leurs propositions, avec l'espoir de
créer une nouvelle donne en France en faveur de l'environnement.
Lancé le 6 juillet dernier par le ministre de
l'Ecologie Jean-Louis Borloo, ce Grenelle - en référence aux accords de Grenelle
en mai 1968 - doit réunir autour d'une même table fin octobre des acteurs aux
profils contrastés - ONG écologistes, patronat, collectivités locales,
syndicats, représentants de l'Etat ou de la société civile.Ils devront se
mettre d'accord sur 15 à 20 mesures concrètes en faveur du développement
durable.
Six
groupes de travail (climat et énergie, biodiversité, environnement et santé,
démocratie écologique, production et consommation durables, emploi et
compétitivité) planchent depuis juillet.
« On va proposer une vingtaine de plans d'action,
notamment thermique, notamment sur la biodiversité », a déclaré Jean-Louis
Borloo. « Vous verrez que votre santé va changer », a-t-il ajouté.
Fin septembre,
leurs conclusions seront publiées et devront être enrichies par la consultation
du grand public, via internet et lors de réunions en région au cours de la
première quinzaine d'octobre.
Le
ministère présentera ensuite les idées retenues lors d'une table ronde fin
octobre, véritable feuille de route environnementale du pays.
« On a été submergés de contributions volontaires. On est
à un moment historique où il peut se passer quelque chose de fort », dit
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie. « Il faut que
l'écologie pollinise la société française », a commenté Serge Orru,
directeur général du WWF-France.
Parmi les sujets qui fâchent figurent le
nucléaire et les organismes génétiquement modifiés.
Parmi les
autres pistes figurent celles concernant les économies d'énergie notamment par
une rénovation de l'habitat ancien, une réorientation de la fiscalité
environnementale, la création d'un "réseau écologique national" en consolidant
le réseau Natura 2000, et la transformation du Conseil économique et social en
Conseil économique, social et environnemental.
Dominique
Voynet, ex-candidate des Verts à la présidentielle, a souhaité que lors du
Grenelle, le gouvernement crée « une fiscalité écologique », décide un
« très gros programme d'isolation et de construction de logements de qualité
» et sache résister « aux lobbies ».
Chaleur encore
Comment prévoir les impacts du réchauffement ?
Une nouvelle étude publiée dans le périodique Philosophical Transactions de la Royal Society Association va t-elle révolutionner les prévisions climatiques, en particulier celles des conséquences du réchauffement climatique ?
Une nouvelle méthode scientifique consistant à regrouper différentes estimations sur le risque d'inondations ou de sécheresse de manière à établir des probabilités a, en tout cas, été mise au jour.
« Nous avons des certitudes sur certains des aspects du changement climatique, comme sur le fait qu'il va y avoir un réchauffement », explique Matthew Collins du Met Office (services météorologiques britanniques). « Mais sur de nombreux détails, c'est très difficile à dire », précise-t-il.
« Une façon de gérer cela consiste à utiliser une nouvelle technique qui exprime les prédictions en terme de probabilités », souligne Collins.
Ainsi, les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) utilisent plusieurs modèles informatiques complexes pour prédire les conséquences du réchauffement climatique au cours de ce siècle, de la modification du régime de pluies en Afrique à l'élévation globale du niveau des mers.
Mais ces modèles ont des lacunes car les scientifiques manquent encore d'informations sur la façon dont se forment les nuages, par exemple, ou sur la manière dont la banquise va réagir au réchauffement du climat. Et la plupart des pays ne disposent de statistiques fiables sur les températures que depuis environ 150 ans.
Grâce à de nouvelles techniques faisant appel aux probabilités, « les prédictions de différents modèles sont mises en commun pour produire des estimations sur les changements climatiques à venir, avec, en même temps, leur part d'incertitude », précise la Royal Association. Cette nouvelle méthode pourrait notamment permettre d'aider les entreprises de BTP à évaluer les risques pour la construction d'habitations dans des zones sujettes à inondations, par exemple.
« La science du climat est une science très nouvelle et nous ne faisons que commencer à explorer les incertitudes », tempère David Stainforth de l'Université d'Oxford.
« Nous devrions nous attendre à ce que ces incertitudes augmentent plutôt qu'elles ne diminuent » dans les prochaines années au fur et à mesure que les scientifiques progresseront dans leurs travaux sur le climat. Il deviendra alors plus difficile d'établir des probabilités.
« Les facteurs qui ne sont pas liés aux températures sont les plus difficiles à prévoir », ajoute l'universitaire, signifiant ainsi l'ampleur du chemin qu'il leur reste à parcourir dans ce domaine.
Hmmm chaleur
Le réchauffement climatique devrait se faire sentir à partir de 2009.
LEMONDE.FR avec AFP
es chercheurs britanniques ont annoncé, vendredi 10 août, dans la revue Science, que le réchauffement climatique se fera sérieusement sentir à partir de 2009. Cette date a pu être obtenue grâce à des simulations d'un programme informatique qu'ils ont eux-mêmes développé, estimant les modèles existants peu satisfaisants.
Les chercheurs du bureau météorologique britannique ont intégré dans ce programme les températures et circulations de courants dans les océans, ainsi que des phénomènes météorologiques comme La Niña, annonciatrice de cyclones dans l'Atlantique et de moussons plus fortes que d'ordinaire en Asie, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. Ils ont éprouvé la validité de ce modèle en le testant sur les années 1982-2001, et constaté que leurs résultats étaient bien plus proches des températures effectivement constatées durant cette période que celles des modèles précédents.
Leur simulation sur l'avenir proche (2005-2014) leur a permis de constater que jusqu'à présent, les effets du réchauffement ont été compensés par des phénomènes naturels, comme le refroidissement dans une partie du Pacifique et la résistance au réchauffement de l'océan Arctique. Mais à partir de 2009, les températures devraient atteindre des records, aucun phénomène ne pouvant compenser la hausse des températures provoquée par les gaz à effet de serre.
Le Cuivre Chilien encore
Au Chili, le dialogue
social se noue à l’Eglise.
Mines. Un conflit
paralysait le secteur du cuivre. Un accord a été conclu hier grâce à un évêque.
Par Claire Martin, Libération.
L’Eglise catholique fait des miracles. Après trente-six jours de grève,
l’ensemble des 28 000 travailleurs sous-traitants de l’entreprise publique
chilienne Codelco devraient reprendre le travail aujourd’hui ( Libération
du 24 juillet). Alors que les négociations étaient dans l’impasse, l’évêque
Alejandro Goic a réussi l’impossible : réunir le dirigeant de la Confédération
des travailleurs du cuivre (CTC) et le premier producteur de cuivre au monde
autour d’un accord. Les grévistes ont voté hier soir en faveur de ce compromis,
qui prévoit une prime de production annuelle de 630 euros, un dédommagement pour
les jours non travaillés et l’annulation des centaines de licenciements pour
faits de grève.
Inflexible.
La semaine dernière, la CTC, qui réprésenterait 13 000 travailleurs,
avait pourtant refusé un accord. Face à l’inflexible Jose Pablo Arellano, le
président de Codelco, soutenu par le ministre des Finances puis par la
présidente Michelle Bachelet elle-même, la violence des manifestations est alors
montée d’un cran. Au cours de batailles rangées contre les forces de police, des
dizaines de travailleurs sont blessés. Huit grévistes entament une grève de la
faim. Jeudi, les travailleurs de la mine El Teniente, appartenant à Codelco, la
plus grande mine de cuivre souterraine du monde, décident à leur tour d’arrêter
le travail pendant quatre jours. En tout, la première entreprise du pays aurait
perdu plus de 90 millions de dollars.
«Les montants ne
sont pas ceux auxquels nous aspirions, reconnaît Cristian Cuevas. Mais
nous continuerons à négocier.» Et le syndicat des travailleurs du cuivre a
de toute façon gagné une bataille : «La loi sur la sous-traitance est entrée
dans le débat public», note Cristian Cuevas, le dirigeant de la CTC.
C’était en effet une
revendication des grévistes et l’espoir des parlementaires chiliens qui les
soutenaient. Cette loi, entrée en application en janvier, impose à l’entreprise
d’embaucher tout sous-traitant ou contractuel qui travaille à un poste
permanent. Or, à Codelco, les sous-traitants qui gagnent jusqu’à trois fois
moins que leurs collègues de Codelco pour le même travail au même poste ne sont
pas rares.
Contagion.
«Notre objectif, ce sont les entreprises privées du cuivre, puis
les autres secteurs du pays», a souligné Cuevas dans une interview à Radio
Cooperativa. La phrase n’est sans doute pas passée inaperçue auprès du patronat,
qui craint la contagion à d’autres pans de l’économie. Quant à la présidente
Bachelet, elle se retrouve avec un gouvernement divisé entre défenseurs et
opposants aux revendications des sous-traitants de Codelco. Un gouvernement
critiqué pour son inefficacité dans ce conflit par la droite et au sein de sa
propre coalition.
Augusto y Raul...
sont sur un bateau...
Arrestation d’un ancien général en fuite.
L’un des généraux de Pinochet, Raul Eduardo Iturriaga, qui avait pris la fuite en juin après sa condamnation à cinq ans de prison pour violations des droits de l'homme, a été arrêté ce jeudi dans une station balnéaire à 120 km à l’ouest de Santiago.
Avec notre correspondante à Santiago, Claire Martin
Cinquante-deux jours c’est long, comment l’ex-général a-t-il pu échapper aux enquêteurs si longtemps ? C’est la question que se posent les familles de détenus disparus. L’association soupçonne l’armée de l’avoir aidé à fuir, une accusation que rejette catégoriquement le commandant en chef de l’armée de terre.
De toute façon aucune enquête ne devrait être menée sur cette fuite. Le juge Alejandro Solis explique que le condamné était en liberté sous caution, il disposait de sa liberté de mouvement. Sa fuite a pourtant fait scandale, c’est la première fois qu’un ancien tortionnaire tente de fuir la justice.
Devant l’indignation, l’armée de terre a annulé certains avantages qu’elle prêtait a ses condamnés : un soutien social et médical, 1% environ du salaire de chaque militaire pour leur défense. Suite à la capture, le gouvernement a rappelé que personne n’était au-dessus de la loi.
Raul Iturriaga était le numéro 2 de la DINA, la police secrète d’Augusto Pinochet. Il a été condamné pour la disparition du militant d’extrême gauche, Luis Dagoberto San Martin, il a écopé de cinq ans de prison ferme. « Une peine ridicule », rappellent les familles de disparus.