Brijit
Multimédia
INTERNET • Brijit va vous donner envie de lire.
Combinant ressources humaines et moteurs de recherche, un nouveau site permet aux internautes d’avoir accès au meilleur de la presse anglo-saxonne.
Les magazines non lus s’empilent sur votre table de salon : The New Yorker, Atlantic Monthly, Sports Illustrated, Vanity Fair, autant de publications auxquelles vous êtes abonné, mais que vous n’avez pas le temps de lire. Leur nombre ne cesse de croître et votre culpabilité avec. Là où vous voyez une perte d’argent, Jeremy Brosowsky voit un bon moyen d’en gagner. Cet entrepreneur de Washington a récemment créé Brijit.com, un site Internet qui propose des articles issus de dizaines de sources, résumés en une centaine de mots et classés selon leur popularité. L’objectif est de faire de Brijit “l’ami bien informé de chacun”. Le site propose actuellement des résumés d’articles provenant de GQ, Wired, Mother Jones, ESPN Magazine, The Economist, Smithsonian et d’une cinquantaine d’autres publications. Sans lire le moindre article dans son intégralité, un simple survol du site Brijit vous permettra de briller en société.
Pour lancer ce projet, Jeremy Brosowksy s’est fondé sur son expérience de père (de quatre enfants), un statut qui ne lui laisse guère le temps de réduire le niveau de sa pile de magazines non lus, et ce malgré sa soif de lecture. “J’aimerais que quelqu’un me dise quels sont les cinq articles que je dois absolument lire dans cette pile”, explique-t-il. Le concept n’est pas nouveau. Le Reader’s Digest a longtemps fait partie des incontournables de la presse américaine grâce à sa formule proposant des condensés d’articles accessibles à tous. Mark Edmiston, spécialiste des médias, ne manque pas de rappeler que les résumés hebdomadaires et impertinents proposés par The Week et The National Review sont des succès avérés. “Je pense que Brijit a un avenir, dans la mesure où il incarne la Toile du futur”, assure-t-il. L’Internet de demain combinera le travail des rédacteurs et l’efficacité des moteurs de recherche. Selon Jeff Arnold, fondateur de WebMD, site spécialisé dans l’information médicale, si le Web 2.0 était axé sur l’internaute avec des sites à contenus générés par les utilisateurs comme MySpace, Facebook et YouTube, le Web 3.0 se bâtira autour du rédacteur.
Les moteurs de recherche sont très efficaces pour trouver rapidement une quantité de réponses à une question. Mais il n’est pas évident de savoir celles qui sont les plus pertinentes. La tendance est à la recherche qualitative et détaillée, fruit d’une association entre les ressources humaines et celles de la machine, avec des sites comme Brijit, Mahalo [le moteur de recherche humain, (www.mahalo.com)] et ConsumerSearch, qui propose des études de produits en ligne. Outre Jeremy Brosowsky, Brijit emploie trois rédacteurs à temps plein. Les rédacteurs de Brijit indiquent sur le site les articles dont ils souhaitent des résumés (trois par article), et les utilisateurs peuvent se proposer et soumettre leur texte. Si les éditeurs de Brijit acceptent le travail d’un rédacteur extérieur, celui-ci est payé 5 dollars ; si le travail ne convient pas, il est alors confié à un autre candidat. Pour l’heure, Brijit propose des résumés d’articles de magazines et de certaines émissions télévisées, comme les journaux du réseau public PBS.
Ancien analyste chez Goldman Sachs, Jeremy Brosowsky explique que le nom du site répond à plusieurs exigences. Les résumés d’articles sont notés sur une échelle comportant trois ronds rouges. Trois cercles vides indiquent un papier peu intéressant, tandis que trois cercles pleins signalent une lecture fortement recommandée. C’est pourquoi Brosowsky a cherché un nom comprenant une suite de trois lettres surmontées d’un point, en référence à ce système de notation. Il voulait également que le nom sonne comme un prénom féminin. Le site Brijit est présenté comme étant “intelligent, sexy, distrayant, utile et informé”. Un bouton permet aux utilisateurs d’envoyer l’adresse du site à des amis. “Présentez-le à vos proches”, recommande Jeremy Brosowksy.
Piratage...
Musique : Le téléchargement légal
en cause
par Astrid Girardeau
Itunes, jugé coupable de la chute
des revenus de l’industrie de la musique anglaise - DR
Alors que le
piratage est considéré, par l’industrie du disque, comme la cause principale de
l’effondrement de ses revenus, The Register rapporte, que selon une étude
confidentielle réalisée par Cap Gemini pour la Value Recognition Strategy (1),
les plate-formes légales de téléchargement en ligne seraient les premières
responsables.
L’étude indique ainsi que sur les 480 millions de livres
sterling (688 millions d’euros) de pertes subies par l’industrie musicale en
Angleterre, plus de 75% seraient à imputer à la vente de fichiers musicaux
numériques sur Internet. Elle estime à 368 millions de livres (553 millions
d’euros) le manque dû au passage du CD au numérique. Plus précisément en cause,
l’offre d’Itunes (qui fut le premier à lancer la vente de single) et de ses
concurrents qui permet au consommateur de n’acheter que les morceaux d’un disque
qui lui plaisent. Car dans sa version numérique, la notion d’album semble
devenue obsolète, les utilisateurs préférant piocher les titres à la carte. « Là
où le modèle d’Itunes est déconnecté de la réalité, c’est que la propriété
intellectuelle fonctionne en prix groupé, pas dans la granularité. Pensez-vous
qu’Edgar Allan Poe pourrait s’être enrichi si “The Raven” avait été vendu
séparément de trente autres poèmes ? » analyse l’économiste Will
Page.
Toujours selon le rapport, le piratage serait responsable de 18%
des pertes. Un chiffre non négligeable, mais faible par rapport à l’importance
qui lui est donnée. Et qui pousse Cap Gemini à conclure que ça n’est pas la
chasse au téléchargement illégal qui sauvera le marché de la musique en
Angleterre, mais le fait de proposer des offres groupées (bundle) qui
satisfassent le consommateur.
(1) Value Recognition Strategy est un
groupe de travail composé principalement de labels indépendants anglais (mais
soutenu par toute l’industrie musicale) créé l’été dernier pour analyser les
possibilités de revenus dans le numérique.
Internet et Privacité
Les internautes ne sont plus traçables à
l'infini.
Les moteurs de
recherche sur internet, qui stockent en détail l'historique des pages consultées
par leurs utilisateurs, rivalisent brusquement de vertu pour garantir la
protection des données des internautes. Après Google en mars, les trois autres
grands moteurs sur internet, Live Search de Microsoft, Yahoo ! et Ask.com,
viennent de limiter le stockage des données personnelles des internautes, qu'ils
conservaient jusque-là indéfiniment.
Chaque fois qu'un internaute tape un mot-clé sur un moteur, celui-ci
stocke généralement l'adresse IP de l'ordinateur, la date et l'heure de la
recherche, le système d'exploitation et le mot-clé
utilisés.
Des informations qui permettent au moteur d'envoyer des bannières
publicitaires sur mesure, en faisant payer les annonceurs pour ce service.
Lundi, Microsoft avait déjà annoncé que l'historique des recherches effectuées
par les internautes serait rendu anonyme au bout de 18 mois, c'est-à-dire en
effaçant les numéros IP et, quand l'internaute a ouvert un compte chez
Microsoft, les informations nominatives qu'il a
livrées.
Quant à Yahoo !, 2e moteur de recherche mondial derrière Google, il a
décidé de rendre anonymes les traces des recherches des internautes au bout de
13 mois. C'est Google, premier moteur de recherche mondial, qui avait initié le
mouvement en mars, en décidant de rendre anonymes les données personnelles liées
aux recherches des internautes au bout de 18 mois.
Le moteur de recherche Ask. com, 4e moteur mondial, a lui aussi décidé de
rendre anonymes les données personnelles. Une décision prise sous la pression
des autorités européennes et des groupements de consommateurs en Europe et aux
Etats-Unis, inquiets de voir le géant internet stocker des masses d'informations
sur les habitudes des internautes. Les recettes liées aux recherches ne cessent
de gonfler et atteindront 21,7 milliards de dollars en 2007 rien qu'aux
Etats-Unis.
Elles représentent par exemple les deux-tiers des recettes de
Google.
Informatique & Vacances
Les conseils pour passer des vacances en toute sécurité.
Voici revenue la période de l’année où les gens prennent l’avion, la route ou le bateau en quête de repos et de relaxation. À ce moment précis, la sécurité informatique devient le dernier de leurs soucis; ils n’ont plus qu’une idée en tête, profiter des vacances. Et pourtant, les virus et autres codes malfaisants ne sont jamais bien loin...
Du fait des récentes avancées technologiques, nombreux sont ceux qui ressentent le besoin de consulter leur messagerie ou l’état de leur compte en banque lorsqu’ils sont loin de chez eux - ce qui ne les inquiétait guère il y a dix ans. Il y a seulement vingt ans, les gens ne se souciaient même pas de ne pas avoir de téléphone pendant leur séjour à l’étranger. Désormais, chacun veut être joignable à tout moment et l’un des premiers objets mis dans la valise est le téléphone portable.
De même, il devient banal pour la plupart des gens d’emporter un ordinateur portable ou de se rendre dans un cybercafé - afin de ne pas perdre le contact pendant les vacances. Toutefois, en mélangeant la volonté de profiter des vacances et le besoin de rester constamment en contact, les gens oublient régulièrement la sécurité.
Pour vous aider à profiter de ces vacances bien méritées et éviter de vous exposer aux menaces d’Internet, l'éditeur scandinave Norman a répertorié « 7 péchés » et nous explique comment ne pas les commettre :
1. Les outils de protection ne sont pas à jour
Avant de partir, assurez-vous que vous disposez des versions les plus récentes de vos logiciels antivirus, antispam et antispywares, et que ces programmes continueront à être mis à jour pendant vos vacances. La première chose à faire systématiquement lorsque vous vous connectez à Internet est de mettre à jour tous les logiciels de sécurité !
2. Les correctifs du système d’exploitation sont ignorés
Lorsque vous vous connectez à Internet, prenez un moment pour rechercher les correctifs du système d’exploitation. Les exploitations sans délai des vulnérabilités (zero day) deviennent incroyablement communes, et les éditeurs tels que Microsoft proposent des correctifs d’urgence lorsqu’ils estiment qu’une telle exploitation est critique.
3. Les paramètres des pare-feu ne sont pas pris en compte
Vérifiez que votre pare-feu personnel est aussi sécurisé que possible, et que seules quelques connexions sont autorisées. Si vous ouvrez les connexions menant à votre système et si votre sécurité n’est pas assez stricte ou n’est pas mise à jour, quelqu’un peut accéder à votre système et l’employer frauduleusement afin de transmettre des informations de toutes sortes.
4. Les connexions Internet ouvertes sont employées sans prise en compte des risques
Si vous vous connectez à un réseau WiFi ouvert, la passerelle Internet à laquelle se connecte le WiFi peut intégrer une application proxy qui stockera l’intégralité de votre trafic Internet ainsi que les mots de passe employés. Soyez très prudent lors de la soumission d’informations avec des connexions de ce type. Le meilleur moyen d’éviter ce problème est d’employer des transmissions sécurisées (SSL/https)
5. Emploi des éléments partagés d’un réseau
Lors des connexions à Internet par câble, modem ou WiFi, vérifiez que vous n’avez ouvert aucun partage. Chaque élément partagé est accessible aux autres personnes travaillant sur le même réseau. Cette possibilité est généralement désactivée par les fournisseurs d’accès lors d’une connexion directe (par exemple, par modem ou ADSL). Cependant, le cas d’une connexion par câble ou WiFi est particulier : les routeurs/commutateurs intermédiaires ne sont pas contrôlés par le fournisseur d’accès et peuvent être configurés (intentionnellement), ce qui autorise l’accès à vos dossiers partagés et permet leur consultation ou l’ajout d’éléments.
6. Activation permanente de Bluetooth
La plupart des ordinateurs portables modernes disposent de capacités Bluetooth. Bluetooth peut également devenir un hôte réseau qui permettra aux personnes de votre voisinage d’examiner votre système à votre insu. Assurez-vous que Bluetooth est désactivé.
7. Vérification d’un compte bancaire à partir d’un cybercafé
Si vous prévoyez d’utiliser un ordinateur dans un cybercafé, soyez prudent lorsque vous vérifiez l’état de votre compte bancaire. Vous ne savez pas quels types de logiciels sont installés et s’il n’y a pas d’espion sur la machine. Avant que vous puissiez vous en rendre compte, votre identité de connexion et votre mot de passe sont capturés et, si vous effectuez un transfert, votre numéro de transaction peut également être enregistré. En cas d’intention malveillante, le système peut contenir un cheval de Troie qui provoquera une erreur, et la non-exécution de la transaction. Ainsi, le numéro de transaction sera toujours disponible pour les criminels, ce qui leur permettra d’en effectuer une nouvelle, impliquant souvent de fortes sommes d’argent.
Si vous devez contrôler votre compte en banque depuis un cybercafé, créez un nouveau document de texte comportant toutes les lettres de l’alphabet en majuscules et en minuscules. Ensuite, copiez et collez chaque caractère nécessaire au mot de passe avec la seule souris. Ainsi, les détecteurs de frappe auront plus de difficultés à repérer les détails de votre compte ainsi que votre mot de passe. Lorsque vous avez terminé, procédez à l’effacement sécurisé des fichiers Internet et du document de texte.
Bien entendu, le meilleur conseil en matière de sécurité reste inchangé : Utilisez votre bon sens lorsque vous divulguez des informations personnelles. Il ne vous viendrait pas à l’idée de révéler un code confidentiel à la première personne qui vous le demande, aussi, adoptez des précautions du même ordre pour les mots de passe sur Internet.
Firefox 3
Firefox: bientôt la troisième version.
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| Firefox: le fruit d'une vaste collaboration à l'échelle mondiale |
Travailler en ligne ou pas? Sur le "bureau" d'un ordinateur ou sur le web (la Toile) par navigateur interposé? La différence est appelée à s'estomper sous peu, notamment avec la prochaine version de Firefox, le navigateur de Mozilla. Logiciel libre et gratuit. Explications de Darren Waters, spécialisé dans les questions de technologie au site web de la BBC.
Firefox est aujourd'hui le navigateur le plus populaire au monde après Internet Explorer (de Microsoft), et s'est taillé une part de marché de 12%. Rappelons que, comme d'autres logiciels libres, il est l'œuvre de programmeurs dans le monde entier. Ils étaient environ deux mille à collaborer à Firefox 2.
Evolution continue
Mike Schroepfer est vice-président (et responsable des développements techniques) de Mozilla, qui produit ce logiciel. Pour lui, des changements relativement modestes dans le fonctionnement du web vont avoir un impact considérable dans les années à venir.
Il prévoit que "des choses qui sont actuellement difficiles ou impossibles seront rendues possibles, voire très faciles. Nous avons déjà déterminé notre marche à suivre pour les trois ou quatre prochaines années".
"Si, pour vous, votre navigateur est surtout une porte menant aux ressources du web, alors il faut se demander quelles sont les capacités de ce grand réseau, et s'il a fini d'évoluer. A cette dernière question, la répose est non, absolument pas".
Un des plus grands changements apparaîtra avec la troisième version de Firefox. Mike Schroepfer explique: "j'ai récemment montré comment Firefox pourrait permettre d'utiliser les applications (ou logiciels) du web sans être en ligne, autrement dit, comment permettre à l'utilisateur de travailler avec ses pogrammes basés sur le web -courrier électronique, calendrier, flux RSS, etc- sans être connecté".
Travailler "off-line"
L'innovation est importante: en effet, de plus en plus de gens utilisent des applications basées sur le web, et non stockées dans la mémoire de leur ordinateur, travaillant donc sur la "Toile" plutôt que sur le bureau de leur machine. Mais pour utiliser ces applications, il faut être en ligne, connecté. Leur utilité cesse aussitôt qu'ils ne sont plus en ligne.
"Vous pouvez avoir accès à vos données à tout moment si vous travaillez dans le bureau de votre ordinateur, si elles sont stockées sur votre disque dur" précise Mike Schroepfer, "mais si vous êtes dans un avion, par exemple, votre connection sans fil wi-fi peut être mauvaise, et si vos données sont sur le web, vos données peuvent devenir inacessibles. C'est cet obstacle que nous entendons supprimer avec Firefox 3".
Créativité
Selon Mike Schroepfer, une autre étape importante sera la publication prochaine de JavaScript 2, la technologie qui sert de "moteur" à un grand nombre des fonctionnalités les plus avancées du web.
"Les gens font déjà des tas de choses en dépit des limites de la technologie actuelle" souligne le responsable de Mozilla. "Ce que nous voulons, c'est permettre à la technologie basée sur le web de rattrapper la créativité des usagers".
Mozilla effectue aussi une série de tests utilisant des données structurées sur le web, pour permettre aux applications d'eploiter ces données de façon intelligente. L'information devient plus souple, plus utile, si une application peut, par exemple, reconnaître la différence entre un numéro de téléphone et une adresse.
"Avec un peu de ces données structurées" poursuit Mike Schroepfer "on peut ajouter automatiquement des éléments provenant de pages web dans des calendriers. Ou bien encore appeler quelqu'un en Voip avec un simple clic de la souris, ou bien encore exporter une adresse vers des contacts. Pour que ça marche, il nous siffirait de quelques modifications mineures des pages web".
Nouveautés
A plus long terme,Mozilla veut faire du web un environnement bien plus tridimensionnel qu'il ne l'est actuellement.
Brendan Eich, principal responsable technique de Mozilla, accordait récemment une interview à Digital Planet, une émission du service mondial de la BBC consacrée aux nouvelles technologies. Il en avait profité pour annoncer quelques-uns des buts que s'est fixée l'équipe qui prépare la quatrième version du navigateur : "pour Firefox 4, nous travaillons sur une série de nouveautés visant à améliorer les graphismes et les textes sur le web".
L'affichage des données devrait être amélioré, avec des textes de haute qualité ("lissés"), et une présentation de style "magazine". Adobe et Microsoft travaillent à l'élaboration de moteurs 3D pour pages web et applications destinées à être utilisées sur les bureaux d'ordinateurs. Pour Brendan Eich, ces technologies devraient être mises au point en tant que logicils libres.
Selon lui, "les standards devraient être ouverts de façon à ce que tous les navigateurs puissent interpréter les données. Il ne devrait pas être nécessaire d'acheter des logiciels 'propriétaires' pour bénéficier de ces nouvelles technologies".
Le jeu continue
Mike Schroepfer de son côté souligne que le travail de développement d'un navigateur ouvert, libre, se poursuit. "Le jeu n'est pas fini", ajoute le responsable de Mozilla, "la bataille continue".
Un jeu et une bataille pour lesquels Firefox ne manque pas d'atouts. Ni de partisans si on en croit les chiffres, qui font état de 500.000 téléchargements du logiciel chaque jour.
iTunes Plus
Apple et les DRM.
Depuis la semaine dernière,
Apple propose des morceaux musicaux sans dispositif anticopie. Baptisé iTunes
Plus, ce nouveau service offre des chansons éditées par la maison de disques
EMI. Chaque morceau coûte 1,29 dollar, soit 30 centimes américains de plus qu'un
titre normal, mais "il est littéralement impossible de le différencier de
l'enregistrement original" et n'est protégé par aucun logiciel de gestion des
droits d'auteur numériques (DRM en anglais, pour digital rights management)
restreignant sa copie.
Pourtant, l'absence de verrou informatique ne
semble pas pour autant signifier l'absence de contrôle. L'information a émergé
sur plusieurs sites comme Ars technica ou Tuaw : en comparant différentes
versions des fichiers, des informaticiens se sont aperçus que les morceaux
vendus par Apple sans DRM contenaient diverses informations sur l'acheteur, dont
son nom et son adresse e-mail. D'autres analyses sont en cours pour déterminer
si ces fichiers contiennent une forme de "watermark", c'est-à-dire une signature
numérique invisible qui permet d'identifier la provenance d'un
fichier.
Cette découverte a provoqué une polémique, lancée par des
défenseurs des libertés individuelles comme l'Electronic frontier foundation. Un
avocat de l'organisation estimait vendredi que ce système pouvait poser
problème, les informations nominatives étant aisément
accessibles.
SILENCE D'APPLE
Encouragés par le silence d'Apple,
qui n'a pas souhaité commenter cette découverte, plusieurs analystes ont vu dans
ce système un moyen de décourager le piratage des fichiers MP3 non protégés : si
le morceau est mis à disposition sur un réseau de téléchargement "peer to peer",
un simple clic permet de savoir qui a acheté l'original, et donc selon toute
probabilité qui l'a initialement proposé au téléchargement.
Plusieurs
spécialistes des nouvelles technologies, comme Marc Honan, font toutefois
remarquer qu'une manipulation simple dans iTunes permet de faire disparaître ces
informations codées dans le fichier. Et Portlanded rappelle que ce type
d'information a toujours été inclus dans les métadonnées des fichiers MP3
achetés sur la plupart des plates-formes.
Damien Leloup, Le
Monde
Google machin truc
Google enrichit son offre de logiciels gratuits.
Le moteur de recherche lance un bloc-notes en ligne qui permet de copier et de classer des informations glanées sur le Web. Et ajoute un antivirus plus un antispyware dans sa suite Google Pack.
David Maume , 01net., le 29/03/2007 à 16h50
Google n'en finit plus de proposer des applications gratuites sur son portail. qui permet de copier, de classer puis éventuellement de partager avec d'autres internautes des informations glanées sur la Toile.
Pour y accéder, il faut d'abord créer un compte Gmail, le Bloc-Notes étant un espace de stockage en ligne qui vient s'ajouter aux nombreuses fonctions - agenda, lecteur de news RSS, page d'accueil personnalisée, etc. - proposées aux titulaires d'une adresse de messagerie Gmail. Il est également nécessaire de télécharger une extension qui ajoute des fonctionnalités au navigateur Web utilisé (le fichier pèse 258 Ko avec Internet Explorer).
Une fois ce module installé, la collecte peut commencer. Après la sélection d'un bloc de texte dans une page Web, un clic droit sur « Page à noter » ou un clic sur l'icône « Calepin », située à droite dans la barre d'état du navigateur (et dans la Google Toolbar si elle est installée), permet d'ajouter le contenu surligné dans le bloc-notes.
Les brides de texte récupérées dans les pages Web sont automatiquement copiées ainsi que le lien et le titre de la page source. On peut joindre des commentaires et classer les éléments copiés en créant des titres et des sections (par exemple : Résultats du championnat de natation, Propositions des candidats à la présidentielle sur l'environnement, Caractéristiques du dernier reflex numérique de son fabricant préféré...). Chaque bloc de texte est copié avec les images et les logos qui l'accompagnent et peut être édité comme dans un traitement de texte.
Connexion à Internet obligatoire
L'internaute peut partager tout ou partie d'un bloc-notes avec d'autres titulaires d'un compte Gmail grâce aux options de partage. Un outil de recherche permet de retrouver très facilement une info dans son propre bloc-notes ou dans ceux partagés entre internautes. Malgré une prise en main pas forcément évidente, l'outil se révèle vite pratique pour constituer des dossiers thématiques. Son principal point faible est qu'il faut absolument être connecté à Internet pour accéder à son contenu.
Parallèlement, Google a étoffé sa suite de logiciels gratuits En plus d'outils comme Google Desktop, Google Earth, Google Toolbar ou encore Picasa, figurent désormais Norton Security Scan, de Symantec, et Spyware Doctor Starter Edition, de PC Tools.
Comparable aux autres logiciels de détection de virus en ligne, Norton Security Scan scrute régulièrement le système pour détecter des malwares (virus, cheval de Troie, vers, etc.). Il est régulièrement mis à jour, ce qui accroît son efficacité. En revanche, comme la plupart des logiciels de ce type, il ne supprime pas les virus détectés.
De ce point de vue, Spyware Doctor est moins décevant puisqu'il efface les logiciels espions découverts. Le Google Pack et le Bloc-Notes nécessitent d'utiliser Windows XP ou Vista et sont compatibles avec les versions récentes des navigateurs Internet Explorer et Firefox.
Allo la Zik
Deux sites russes musicaux
dans le collimateur de la Sacem.
LE MONDE
La société des auteurs, compositeurs et éditeurs de
musique (Sacem) et la Société pour l'administration du droit de reproduction
mécanique (SDRM) ont annoncé, vendredi 16 mars, avoir saisi le tribunal de
grande instance de Nanterre afin d'obtenir la fermeture de deux sites russes de
téléchargement de fichiers musicaux.
Accessibles depuis le
territoire français, allofmp3.com et mp3sugar.com. mettent à disposition environ
500 000 titres (dont des chansons d'Aznavour ou Brel) sans l'autorisation des
ayants droit. Le tarif est de 0,15 dollar l'unité, contre 0,99 dollar sur les
plates-formes légales. La réparation du préjudice subi depuis 2004, date de
création de allofmp3.com, est aussi demandée.
Début 2007, la Société
civile des producteurs de disques (SCPP) avait déjà saisi la justice. Au
Danemark, une décision d'octobre 2006 a ordonné aux fournisseurs d'accès à
Internet de "filtrer" allofmp3.com, ce que la Sacem espère obtenir en France.
D'autres procédures sont en cours en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis contre
les deux sites. Ceux-ci estiment être dans la légalité en s'abritant derrière
leur loi nationale sur les droits d'auteurs et droits voisins qui permet "de
vendre des téléchargements de fichiers sans la permission des ayants droit".
En ce qui concerne les
utilisateurs étrangers, ils affirment "ne pas disposer d'information sur les
lois de chaque pays et ne pas être responsables des actes de chaque acheteur".
C'est, en une semaine, la troisième intervention de la Sacem contre des sites
musicaux. Les français blogmusik.net et radio.blog.club, qui permettaient
d'écouter gratuitement de la musique en streaming (lecture seule), ont été
fermés après une demande auprès de leurs hébergeurs.
Bruno Lesprit, Le
Monde
Des plaintes contre les FAI
Les plaintes contres les
fournisseurs d'accès Internet en forte hausse.
LEMONDE.FR avec AFP
Toujours plus de plaintes
contre les FAI. Le nombre de auprès de l'Association française des utilisateurs
des télécommunications (Afutt) a grimpé de 51 % en 2006, selon le baromètre de
l'Afutt publié par le Journal du Dimanche, le 18 mars.
L'Internet compte
pour 64 % des 11 682 doléances reçues l'an dernier par l'association, alors
qu'il représente 15 % seulement des 100 millions de contrats de télécoms, loin
derrière le mobile et le fixe, souligne le JDD. Et ces chiffres "ne sont pas
exhaustifs", rappelle le journal, puisque les consommateurs mécontents peuvent
aussi saisir la DGCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation
et de la répression des fraudes) ou d'autres associations comme l'UFC-Que
Choisir.
L'opérateur le plus critiqué auprès de l'Afutt est Alice (1 849
plaintes), suivi par Free (1 310), Club Internet (1 267) et Neuf Télécom
(834).
Le câblo-opérateur Noos-Numéricâble, cible récente d'une plainte d'une
association pour "publicité mensongère, abus de biens sociaux et tromperie", a
fait l'objet de 619 doléances. Mais ce nombre "est sous-évalué car les abonnés
du câble font peu appel à nous", a commenté Bernard Dupré, délégué général de
l'Afutt, cité par le JDD.
"LA QUALITÉ AU SECOND PLAN"
Cette envolée des
plaintes est due à la complexité technique des offres triple usage (internet,
téléphone, télévision) et à la guerre des prix dans le secteur, selon M. Dupré,
pour lequel "les opérateurs consacrent l'essentiel de leurs efforts à conquérir
les clients et font passer la qualité au second plan".
Les plaintes les plus
fréquentes concernent la qualité de fonctionnement, qui ont doublé l'an dernier.
Les difficultés de livraison et d'installation arrivent au deuxième rang, même
si le nombre de plaintes à diminué de 31% en 2006. Suivent les interruptions de
services, qui ont explosé avec une hausse de 333%, un phénomène lié notamment au
dégroupage, c'est à dire le transfert d'un abonné de France Télécom vers un
autre opérateur, selon l'Afutt.
Et si les plaintes ont été en constante
augmentation en 2006, l'année 2007 risque d'être du même acabit : pour les mois
de janvier et février, le nombre de plaintes affiche une hausse de plus de 60 %.
Gaffe aux Virus
Un nouveau virus capable d'infester les commentaires de blogs.
Ce nouveau parasite serait, en fait, une variante d'un cheval de Troie, baptisé Storm Worm.
Ce dernier a sévi au mois de janvier dernier et il est à l'origine, selon certains spécialistes de la sécurité, tel Symantec, de l'une des plus importantes infections électroniques de ces derniers temps.
Les victimes recevaient un mail annonçant soit une catastrophe majeure, soit la mort subite d'un chef d'Etat comme Fidel Castro, et cliquaient sur le document attaché, ce qui provoquait l'attaque de leur ordinateur.