Video sur Internet
Succès phénoménal de la
vidéo à la demande.
Les vidéoclubs n'ont qu'à
bien se tenir. La vidéo à la demande sur internet (VOD) connaît en effet un
succès phénoménal. A tel point que ce nouveau mode de consommation pourrait bien
à terme porter un coup fatal aux enseignes traditionnelles qui n'auront pas su
s'adapter.
Depuis 2005, c'est l'emballement. L'offre s'étoffe à vitesse
grand "V" et les sites dédiés à la VOD poussent comme des champignons. M6, Canal
+, Arte... tous les grands noms de l'audiovisuel s'y mettent.
Le
principe est simple, même s'il diffère quelque peu d'un portail à l'autre : il
s'agit pour les internautes d'acheter ou de louer en ligne, pour des prix allant
de quelques centimes à 5 € environ, des émissions, des documentaires, des séries
ou des films, et de les regarder immédiatement sur un ordinateur ou une
télévision. Même pas besoin d'attendre que le contenu soit entièrement
téléchargé pour en profiter, la technologie utilisée permettant de lire les
vidéos sur le champ. Envie de voir la saison 2 de Desperate Housewives ? Pas de
problème, les seize premiers épisodes sont déjà disponibles sur plusieurs sites.
En quelques clics, c'est parti pour les nouvelles aventures de Bree, Susan et
les autres.
Reste que tout n'est pas parfait. Premièrement, si la
qualité d'image est très correcte, elle n'équivaut pas à celle d'un DVD.
Deuxièmement, pour utiliser un service de VOD dans des conditions optimales, il
faut disposer d'une connexion internet rapide et stable. Troisièmement, et c'est
là où le bât blesse réellement, même si le nombre de références disponibles
augmente chaque jour, les nouveautés et les films en marge des grosses
productions ne sont pas encore légion. Notamment en matière de cinéma. En
France, il faut compter entre neuf et douze mois après sa diffusion en salle
pour qu'un film puisse être disponible sur un portail de VOD. Soit au moins
trois mois après sa sortie en DVD.
La donne pourrait toutefois changer
dans les semaines à venir. Comme l'a révélé Le Figaro fin janvier, Apple
s'apprête à frapper un grand coup. La firme de Cupertino a l'intention d'ouvrir
dès le printemps prochain un service de téléchargement de vidéos qui se joue de
la chronologie des médias en vigueur en France. Ce nouveau service, hébergé au
Luxembourg, devrait permettre de télécharger des longs métrages à peine trois
mois après leur sortie en salle ! Plus fort encore, les séries seraient
disponibles immédiatement après leur diffusion au Royaume-Uni, avant même leur
retransmission dans l'Hexagone sur les chaînes les plus réactives. Vivement le
mois d'avril.
N. B.A Midi Libre
Another World
Nostalgie. Le jeu créé en
1991 par un Français est réédité. Et peut surprendre les joueurs actuels.
«Another World»
ressuscité.
Par Erwan CARIO,
Libération.
Another World, SdLL
pour PC, 10 €.
Suite à une expérience
scientifique qui tourne mal, Lester Knight Chaykin se retrouve téléporté dans un
monde inconnu. Dans un puits d'un monde inconnu, pour être précis. Il nage vers
la surface, sort de l'eau. Un tentacule émerge lui aussi. Il n'y fait pas
attention. Dommage. Il est mort. Retour rapide. Il sort de l'eau et se met à
courir. Des limaces rampent par terre. Il saute (par réflexe) par-dessus la
première, mais atterrit sur la deuxième. Elle le griffe. Il est mort. Retour
rapide. Il s'apprête à sauter moins loin, mais prend appui sur la première.
Mort. Retour rapide. Il arrive à sauter par-dessus les deux. Une troisième lui
tombe dessus. Retour rapide. Il passe (enfin) les limaces. Une sorte de lion
noir lui fait face. Il se jette sur Lester. Mort. Retour rapide. Avant que le
lion ne se jette sur lui, Lester court dans la direction opposée. Oups, les
limaces. Mort. Encore. Dix minutes de jeu. Déjà exténué.
Another World est un
titre mythique. C'était fin 1991. A l'époque, sa mise en scène, son scénario et
ses scènes de transition comblent les joueurs (déjà) en mal de sensations
nouvelles. Eric Chahi, son créateur, a réussi à récupérer début 2006 les droits
de son jeu. Il décide alors de l'adapter aux machines d'aujourd'hui et de le
proposer en téléchargement sur le Net. A l'occasion des 15 ans du jeu, l'éditeur
SdLL lui offre même une nouvelle sortie «physique», agrémentée de bonus
(making-of, croquis, CD audio). A dix euros, c'est un cadeau exceptionnel pour
les gamers nostalgiques.
Difficulté. «Cette sortie prouve
qu' Another World n'est pas juste un fossile, se réjouit Eric
Chahi. Il est encore vivant. Un jeu vidéo n'est pas forcément quelque chose
d'éphémère.» Cette nouvelle édition permet en effet de constater à quel
point Another World était en avance sur son temps. Et si les 15 ans
d'âge se ressentent parfois, c'est bien plus par le (non-) dosage de la
difficulté que par la qualité graphique, si stylée qu'elle passe encore
aujourd'hui. En effet, si l'apprentissage par l'échec est, encore aujourd'hui,
inhérent au jeu vidéo, l'expérience ici se rapproche plus d'une progression par
l'échec. «Et encore, j'ai arrondi les angles, rigole Eric Chahi.
C'est vrai que, pour les joueurs actuels, c'est assez difficile, mais
j'assume : cette difficulté décrit aussi l'univers.»
La redécouverte d'Another
World s'accompagne dans cette édition de la compréhension du processus
créatif. Le journal de développement ainsi qu'une interview filmée et un carnet
de croquis permettent de saisir l'ambition du jeune Chahi (22 ans à l'époque).
Il se souvient : «Le point essentiel, c'était une approche basée sur le
ressenti et sur la perception du rythme. C'était probablement assez unique à
l'époque.» Et pas forcément majoritaire de nos jours. Après une dizaine
d'années loin des jeux, durant lesquelles il s'est consacré à la peinture et à
la photo, il ne devrait pas tarder à revenir à sa première passion. «Ça fait
quelques années que j'y pense. Ça me démange de me lancer dans un nouveau
projet, toujours avec la même approche.»
Pirates Island
Une île pour les Pirates..?
Le site Pirate Bay, l'un
des plus populaires dans le monde pour le téléchargement illégal de films, a
annoncé vendredi son intention de se porter acquéreur d'une île afin d'échapper
aux lois sur les droits d'auteur qui avaient entraîné sa fermeture en
Suède.
Il s'agit de trouver un lieu où aucune loi interdisant le
téléchargement gratuit d'oeuvres sous copyright n'est en vigueur, a expliqué à
l'AFP un responsable de Pirate Bay, qui s'est présenté sous le seul prénom de
Peter.
Tout territoire situé dans les eaux internationales ferait l'affaire,
selon Pirate Bay.
Vendredi, le groupe a lancé un site, www.buysealand.com
comprenant un forum de discussion, afin de lever des fonds en vue de l'achat de
Sealand, ancienne plate-forme navale britannique située en mer du Nord au large
de la côte orientale de la Grande-Bretagne.
La "Principauté" de Sealand,
"Etat" autoproclamé qui n'est reconnu par aucun pays, est en vente, quarante ans
après son acquisition par un Britannique excentrique. En 1967 ce dernier, Roy
Bates, ancien major de l'armée britannique avait occupé la plate-forme et
déclaré qu'étant située dans les eaux internationales, elle pouvait être élevée
au rang d'Etat, se donnant lui-même le titre de "prince".
Selon "Peter",
Pirate Bay est séduit par le passé hors normes de Sealand, en dépit de la somme
astronomique de deux milliards de dollars demandée. Mais "si nous ne recueillons
pas une somme suffisante pour (l'achat) de Sealand, nous nous rabattrons sur une
petite île ailleurs", a-t-il ajouté.
Le site www.thepiratebay.org avait été
fermé par les autorités suédoises en mai 2006. Il avait déménagé sur des
serveurs aux Pays-Bas avant de refaire son apparition en Suède en juin.
Le
site draine quelque 1,5 million de visiteurs par jour dans le
monde.
MySpace French way
Lancement officiel de MySpace France.
LEMONDE.FR avec AFP
Le groupe Internet américain MySpace, deuxième portail le plus populaire aux Etats-Unis, après Yahoo!, lance jeudi la version finale de son site communautaire en France.
MySpace est un site de socialisation (social networking, en anglais) au mode d'emploi simple. Il permet d'ouvrir gratuitement sa page personnelle, pour parler de soi, de ses goûts, de ses coups de cœur. Les autres membres, séduits par une photo ou des affinités communes, demandent à prendre contact et des réseaux se forment ainsi progressivement.
Créé en 2003 et lancé aux Etats-Unis en janvier 2004, MySpace a été racheté en août 2005 pour 580 millions de dollars par le conglomérat de Rupert Murdoch, News Corporation, intéressé par son potentiel en termes de publicité. MySpace revendique en effet plus de 130 millions de profils créés et près de 80 millions de visiteurs uniques par mois, selon des données de novembre 2006.
650 000 PROFILS CRÉÉS EN FRANCE
Ouvert en version bêta (version encore en développement) depuis août 2006, le portail de MySpace France (fr.myspace.com) a reçu plus de 1,2 million de visiteurs uniques en novembre, a indiqué MySpace, citant des chiffres de comScore Media Metrics. 650 000 profils d'utilisateurs ont déjà été créés, précise-t-on chez MySpace France.
Le groupe affirme que la France a été la première communauté non anglophone lancée par MySpace. Outre les Etats-Unis, MySpace a ouvert des sites au Royaume-Uni, en Irlande et en Australie. Depuis un mois une version japonaise existe et une version bêta vient également d'être lancée en Allemagne.
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Le mien, si ça peut intéresser quelqu'un, quelque part :
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Dailymotion
Des clips musicaux mis en ligne gratuitement sur Dailymotion
'est une
première en France : des producteurs indépendants et un site de partage de
vidéos ont signé un accord, mercredi 20 décembre, afin de mettre gratuitement
des clips musicaux à disposition des internautes.
D'un côté la SPPF - Société civile des producteurs
de phonogramme en France - qui regroupe et gère les droits de plus de 850
producteurs - dont près de 300 de vidéos, parmi lesquels figurent les labels
Harmonia Mundi, Naïve, Tôt ou tard...
Au total, un catalogue d'environ 9 000 vidéo-clips,
et une jolie brochette de vedettes, comme Carla Bruni, Charlotte Gainsbourg,
Vincent Delerm ou Corneille.
De l'autre, Dailymotion (www.dailymotion.com) le site communautaire de
vidéos, figure de proue du web 2.0 français, et ses audiences records : chaque
mois, plus de 15 millions de visiteurs uniques, 552 millions de pages et 265
millions de vidéos vues.
RÉVÉLER DES
ARTISTES
Les producteurs indépendants ne s'y
sont pas trompés. Ils ne pouvaient ignorer plus longtemps ce nouveau canal de
distribution, cet "élargissement des fenêtres de diffusion et d'exposition
qui permettent de mieux valoriser les oeuvres", pour reprendre les mots de
Jérôme Roger, directeur général de la SPPF.
L'exemple récent de Kamini les a
peut-être aidés dans leur démarche : le rappeur de Marly-Gomont (Picardie) s'est
d'abord fait connaître sur Dailymotion avant de signer un contrat avec Sony.
"La notion de partage, qui est l'essence même de Dailymotion, va permettre de
révéler des artistes dont se désintéressent les médias traditionnels et leur
logique de formatage", explique Jérôme Roger.
Les premières vidéos devraient être
mises en ligne dans le courant du mois de janvier. Comme les autres, elles
pourront être regardées et installées sur des blogs, partagées - "car il est
essentiel de conserver la notion de communauté", insiste Benjamin Bejbaum,
un des fondateurs du site.
En revanche, elles ne pourront ni
être téléchargées ni podcastées. Le tout sera évidemment financé par la
publicité : les clips seront précédés d'un spot de six secondes, et les revenus
seront partagés entre la SPPF et Dailymotion. "Un modèle
gagnant-gagnant", a martelé Jérôme Roger.
Alors que les principaux acteurs du
marché de la musique et du cinéma peinent à trouver leurs marques dans les
méandres numériques et se montrent plutôt frileux, le protocole signé par la
SPPF et Dailymotion pourrait en tout cas faire école.
Olivier
Zilbertin, Le Monde
France24
France24.com mise sur la communauté des blogueurs.
rance24.com ouvre ses écrans vingt-quatre heures avant le top antenne, précisément à 20 h 29 (heure de Paris), mercredi 6 décembre. Pour la direction de la chaîne, Internet est "au cœur de son dispositif", afin de faire de france24.com le "premier véritable site vidéo d'information internationale".
L'ambition est au rendez-vous, les moyens le sont également : une trentaine de personne dont quinze "coordinateurs Internet" officieront autour de Stanislas Leridon, le directeur Internet et New Media. Ces coordinateurs seront plus particulièrement chargés de la hiérarchisation éditoriale et de l'animation du site, qui fera la part belle à la diffusion des sujets vidéo et autres contenus antenne sur le site, mais qui géreront également la participation des internautes.
Le site proposera entre autres de visionner – dans la langue de son choix (français, anglais ou arabe) – la totalité des vidéos diffusées à l'antenne, en VOD (vidéo à la demande) et en streaming (lecture en continu sans téléchargement) grâce au lecteur Windows Media de Microsoft. Un partenariat avec la société Akamaï devrait éviter tout problème d'encombrement ou de bande passante.
LE SITE, PROLONGEMENT DU DIRECT
L'ensemble de la rédaction de France 24 sera également mis à contribution pour cette "première expérience de convergence dès la conception et la création d'une chaîne abolissant toute frontière entre le broadcast et Internet", selon le communiqué. Le site, qui se tourne résolument vers le Web 2.0 (avec par exemple un "nuage" de mots-clés), demandera une participation importante des internautes, y compris via webcam, diffusée à l'antenne. Il se veut également comme un prolongement du direct, en proposant notamment des contenus complémentaires tels des dossiers d'approfondissement (thématiques multimédias avec vidéo, texte, son et animations), des blogs de la rédaction (animateurs et chroniqueurs), des chats, ou encore des fils RSS.
Stanislas Leridon, le directeur Internet et new media, a d'ailleurs orchestré, grâce à Buzzparadise, une campagne d'information un peu particulière pour le lancement de cette nouvelle chaîne et de son site Internet : à son invitation, une douzaine de blogueurs influents dont trois français (Jean-Michel Billaut, Gilles Klein et Loïc Le Meur) étaient invités à visiter en avant-première les locaux de la chaîne et le dispositif imaginé. Dans son discours, Stanislas Leridon appelle ces "nouveaux leaders d'opinion" à dialoguer avec la chaîne afin de susciter des réactions sur ce site "interactif et personnalisable". A terme, des lettres d'information, des podcasts et des alertes personnalisées devraient voir le jour.
Olivier Dumons, Le Monde.
20 Minutes
"20 Minutes" investit pour
se développer sur Internet.
Kjell Aamot, pdg de Schibsted, l'actionnaire norvégien de
20 Minutes, lâche qu'il a fallu sept ans à son groupe pour commencer à dégager
des bénéfices. Au troisième trimestre 2006, 50 % des profits de Schibsted
viennent des activités Internet, qui pèsent pour 15 % de l'activité créée en
1995. Désormais, la stratégie du groupe, fondé en 1839, et coté depuis 1992,
c'est, affirme son PDG, "le développement des journaux gratuits, celui des
journaux Internet, et des annonces électroniques".
Le groupe norvégien a
lancé le quotidien gratuit en France début 2002 et en Espagne en 2000. Au total,
ce sont quelque 3 millions d'exemplaires en Europe, dont 870 000 en France (510
000 à Paris). Mais 20 Minutes France devrait dégager des profits en 2007 pour sa
partie "presse papier", assure Pierre-Jean Bozo, président de 20 Minutes
France.
Ce quotidien gratuit, concurrent de Metro, compte huit éditions en
France, quatorze en Espagne. Pour faire face à la concurrence et à l'arrivée de
nouveaux gratuits - notamment celui, annoncé pour décembre, de Vincent Bolloré
et Le Monde -, 20 Minutes a augmenté son tirage sur Paris. Fort de son 1,998
million de lecteurs, soit le premier quotidien généraliste en terme de lectorat,
" 20 Minutes va développer Internet et les services associés, contenus pour
mobiles, vidéo...", précise M. Bozo. Pour cela, 20 Minutes va multiplier les
investissements et recruter 30 personnes.
HEBDOS GRATUITS
20 Minutes
envisage aussi de lancer des hebdos gratuits, pour décliner la marque. "Le
lancement d'un hebdomadaire économique a été reporté à 2007 en raison de
l'atonie du marché publicitaire", indique M. Bozo. En rachetant Trader, leader
des annonces classées, en juin 2006, pour 580 millions d'euros, Schibsted
ambitionne de devenir "un acteur de tout premier plan sur le marché français",
affirme M. Aamot.
Preuve du succès du web, VG, premier quotidien norvégien,
lu par 1,877 million de lecteurs, soit la moitié de la population, voit son
lectorat "papier" baisser mais son audience totale augmenter. Sans parler de la
croissance des recettes publicitaires sur ce support. Le prix d'une bannière de
publicité sur le net était de 500 à 600 euros il y a cinq ans, de 18 000 euros
en août 2006 et devrait atteindre 26 000 en janvier 2007.
Pascale Santi, Le Monde
Webradios
Les webradios en
route vers une reconnaissance officielle.
Les webradios
indépendantes sont sur le point de passer un accord avec les sociétés de
producteurs (SCPP, SPPF), sur les droits de diffusion de la musique en
ligne.
Philippe Crouzillacq , 01net., le
27/11/2006 à 19h37
Vous ne les connaissez peut-être pas. Elles ont pour nom
XStream80, Radio Blagon, Paris One, Bide & Musique, Click'n Rock, La Radio
de Sebb... Aucune chance de les croiser sur la bande FM. Mais elles font les
beaux jours de nombreux internautes. Longtemps considérées avec méfiance par les
professionnels qui craignaient une diffusion sauvage de la musique, les
webradios sont en passe d'acquérir la reconnaissance à laquelle elles aspirent
depuis des années.
« Nous sommes actuellement en négociations très avancées avec
les sociétés de producteurs (SCPP, SPPF)* et nous devrions parvenir à un accord
sur les contrats de diffusion de titres de musique », explique Sébastien Petit, président de France Webradios. Cette
structure, créée en février 2006, regroupe une quinzaine de webradios
indépendantes des grands groupes de médias. A la fin du mois d'octobre, dans la
foulée du vote de la loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la
société de l'information (DADVSI), la SCPP a contacté les responsables de
webradios pour mettre les choses à plat. Pour être en conformité, ces sites
doivent en effet rémunérer auteurs et producteurs (via les associations qui les
représentent) en contrepartie de la diffusion de leurs oeuvres sur
Internet.
Les
webradios ont également dû fournir des garanties sur la protection de la musique
diffusée, pour éviter toute copie sauvage de la part des internautes.
« Il faut bien être conscient que nous ne sommes pas les
méchants pirates de la musique en ligne, précise
Sébastien Petit. Il y a des règles. Il faut les
respecter. »
Concernant les radios diffusant sur Internet, la SCPP aurait
concocté trois types de contrats, l'un à destination des webradios commerciales
(du type AOL Music ou Europe 2) et les deux autres pour les « petites » et
« très petites » webradios, la classification dans l'une ou l'autre catégorie
étant fonction de seuils d'auditeurs et de structures de coûts. Au final, une
fois que tous les différends seront aplanis, les webradios devraient payer
600 euros hors taxes par an aux producteurs.
Un budget annuel moyen de 3 860 euros
Une
fois cet accord en poche, l'association France Webradios devrait se tourner vers
les représentants des auteurs, la Sacem, dont le barème de reversement établi il
y a plusieurs années paraît aujourd'hui inadapté. « On nous demande de provisionner chaque année mais, depuis la
mise en place de ce barème, la Sacem n'a pas été capable de facturer une seule
webradio », commente Sébastien Petit. Par la
suite, le débat pourrait prendre une tournure plus politique tant certains
responsables de webradios réclament aujourd'hui d'être éligibles aux aides du
FSER (le Fond de soutien à l'expression radiophonique), jusque-là réservées aux
radios hertziennes associatives.
Mais pourquoi tant d'efforts et un tel besoin de reconnaissance ?
Peut-être parce que la plupart des webradios ne sont en fait que de (toutes)
petites structures qui peinent parfois à faire entendre leur voix. Selon une
étude publiée en octobre 2006 et menée par l'association France Webradios auprès
de ses membres, le budget annuel moyen d'une webradio se situe aujourd'hui
autour de 3 860 euros, pour une diffusion moyenne de 300 titres par jour. Le
règlement des droits d'auteur et bientôt des droits voisins représenterait à
terme près de 21 % de ce budget.
64 % des webradios réalisent une audience inférieure à
25 000 visites mensuelles. Les 36 % restants se situant au-delà de
50 000 vistes. Mais encore s'agit-il des deux succès notables que sont
Fréquence 3 et Bide & Musique. Si le public est limité, il est spécialisé et
donc très qualifié. Un profil qui séduit légitimement les labels et les maisons
de disques, qui fournissent désormais à huit radios sur dix de la musique en
exclusivité (envoi de fichiers MP3, accès à la plate-forme MediaMusicCenter du
Snep...).

(*) SCPP : Société civile des
producteurs phonographiques ; SPPF : Société civile des producteurs de
phonogrammes en France.
Blog in France
Les Français sont blogueurs.
LEMONDE.FR avec AFP | 17.11.06 | 10h21
La France est un pays où les blogs sont devenus un phénomène", a déclaré jeudi 16 novembre Nikesh Arora, patron de Google Europe, lors de la conférence de l'Idate sur les télécoms. "Je pense qu'un tiers des blogueurs européens se trouvent en France", a-t-il précisé.
"Nous sommes dans une société où l'on diffuse beaucoup d'informations à la radio, à la télévision, dans les journaux. Pour la première fois, Internet permet aux gens de dire : j'entends ce que vous avez à dire, laissez-moi vous dire ce que je pense." "Les Français aiment exprimer leurs opinions, et je pense que c'est une bonne chose ! Que serait une société où les gens ne voudraient pas s'exprimer ?", a poursuivi Nikesh Arora.
"300 ANS POUR NUMÉRISER LES SUPPORTS PAPIER"
Selon Technorati, entre janvier 2004 et janvier 2006, le nombre de blogs dans le monde est passé de 1,6 à 26,6 millions. La blogosphère a donc vu sa taille se multiplier par 16 en deux ans, et le phénomène poursuit sa croissance.
Par ailleurs, Google a annoncé avoir achevé le rachat pour 1,29 milliard d'euros du site de partage de vidéos YouTube, une opération qui marque un nouveau record en matière de prix déboursé pour un site communautaire. Nikesh Arora a également estimé que les contenus produits par les internautes eux-mêmes (vidéos, musique, blogs) finiraient par surpasser en volume les contenus d'origine professionnelle.
Lors de la conférence, il a mesuré l'ampleur des efforts nécessaires pour numériser les informations actuellement disponibles sur des supports papier. "Nous pensons que seulement 15 % de l'information mondiale est déjà disponible sur Internet, a-t-il également déclaré lors de la conférence. Mais cela va prendre trois cents ans pour numériser tous ces livres et ces informations."
Sitemaps
MSN et Yahoo! adoptent l'indexation de sites de Google.
Les deux moteurs vont utiliser le protocole de leur rival, baptisé Sitemaps, conçu pour faciliter le travail des robots à la recherche des pages Web.
Hélène Puel , 01net., le 16/11/2006 à 18h55
Les concurrents de toujours accordent leurs violons. MSN et Yahoo! viennent d'annoncer qu'ils allaient adopter le protocole de Google pour favoriser l'indexation des sites Web dans leurs moteurs de recherche. Baptisé Sitemaps, ce système, un standard en devenir, a pour principe de recenser dans un seul fichier XML (Extensible Markup Language) l'ensemble des URL d'un site Web. Il a été développé par Google sous licence Creative Commons l'année dernière.
« Avec un seul outil, les webmasters pourront indexer gratuitement leur site sur Yahoo!, LiveSearch et Google. Ce procédé mis en place par Google a montré qu'il accélérait la visite des robots qui viennent indexer les pages Web », explique Olivier Andrieu, responsable du site Abondance, spécialisé dans l'univers des moteurs de recherche.
Concrètement, ce fichier XML indique aux robots qui « crawlent » la Toile mondiale à la recherche de nouveaux sites quelles pages prendre en compte, en définissant leur priorité d'indexation. Il peut éventuellement définir d'autres données comme la fréquence d'indexation ou encore la date de la dernière modification d'une page. De cette manière, les robots ne vont pas visiter inutilement des URL qui n'auront pas été mises à jour.
Gain de temps
Jusque-là, pour indexer un site, les webmasters devaient soumettre leur création à chaque moteur, en utilisant à chaque fois un système différent. Certains comme Yahoo! avaient mis en place des services payants avec son Yahoo! Express afin de garantir l'indexation d'un site dans les sept jours. « Il existe d'autres manières d'indexer un site Web rapidement. La plus efficace est d'avoir un lien pointant sur votre site depuis un autre site dont le "pagerank" [ou rang de page, qui désigne l'indice de popularité d'un site, NDRL] de niveau 7 minimum. Les robots les visitent tous les jours, et votre site est ainsi indexé sous 48 heures. Mais attention cette technique ne vaut que pour la page d'accueil », souligne Olivier Andrieu.
Yahoo ! devrait adopter dans les jours qui viennent le protocole Sitemaps, tout en conservant son ancien mode d'indexation. MSN, devrait franchir le pas en début d'année prochaine. « Les webmasters ont eu peur, un moment, que certains moteurs adoptent des protocoles différents, créant ainsi des standards concurrentiels. Il ne reste plus qu'à espérer que d'autres acteurs majeurs comme Exalead adoptent Sitemaps », conclut Olivier Andrieu.
S'il facilite la vie des webmasters, Sitemaps ne leur épargne pas tout travail. En effet, cet outil d'indexation ne garantit aucunement la position des sites dans l'index des moteurs de recherche. Il faut là faire appel aux habituelles techniques de référencement.
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