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Joe el Misterioso

Joe el Misterioso Nouvelles et commentaires à propos de culture alternative, pour la plupart issus de la presse francophone: cinéma, littérature, politique, informatique, musique, concerts, groupes nouveaux, ainsi que coups de cœur persos. Pour la petite histoire, je viens de Valparaiso au Chili et je vis à Montpellier, dans le sud ensoleillé de la France.

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Hippie power

Par Joe el Misterioso :: mardi 25 décembre 2007 à 11:04 :: Musique

Certains sont restés hippies, d'autres ont viré leur cuti.

Difficile, quarante après, de concilier flower power et célébrité. De Donovan à Jane Fonda, The Independent mesure le degré de "hippitude" de quelques gloires d'hier et d'aujourd'hui.



Donovan
DR



Donovan, chanteur

Au début de sa carrière de chanteur folk, ce natif de Glasgow était invariablement comparé à Bob Dylan. Tout change en 1966, quand il se lance à fond dans le flower power. Il produit des tubes tels que Sunshine Superman, Mellow Yellow et Hurdy Gurdy Man. Son CV de hippie est impeccable : il fume des joints à la télévision et va avec les Beatles en Inde suivre l'enseignement du Maharishi Mahesh Yogi. Donovan continue de pratiquer. Avec son ami David Lynch, lui aussi adepte du peace and love, il espère introduire la méditation transcendantale dans les programmes scolaires britanniques. Donovan continue également à se produire dans des festivals et maintient ses liens avec l'Inde. Il a toutefois gravement endommagé son image de hippie en chantant à l'occasion du mariage du prince héritier du Danemark, en 2004.
Indice hippie : 5 fleurs

Dave Gilmour, chanteur

Embauché au sein de Pink Floyd pour remplacer un Syd Barrett de plus en plus imprévisible, il est avec Roger Waters le moteur de la période de succès commercial et artistique. Aujourd'hui, Gilmour est autant admiré pour sa musique que pour son action philanthropique. Il est commandeur de l'ordre de l'Empire britannique depuis 2003.
Indice hippie : 2 fleurs

Joan Baez, chanteuse

Un temps petite amie de Bob Dylan, elle s'est battue pour les droits civiques, a encouragé les jeunes à fuir la conscription et refusé de payer ses impôts dans les années 1960, tout en interprétant certaines des plus belles chansons jamais écrites. Elle a ouvert le concert Live Aid de Philadelphie en 1985. Joan Baez vit avec sa mère âgée de 93 ans en Californie, où elle écrit et médite.
Indice hippie : 4 fleurs

Angela Davis, militante du Black Power

Après avoir grandi dans le Sud profond ségrégationniste, Davis se radicalise à l'université et reste une communiste convaincue jusqu'au coup d'Etat raté de 1991 en Union soviétique. Davis n'est pas une enfant du flower power comme les autres : elle rallie les Black Panthers tout en enseignant à l'Université de Californie. Accusée d'avoir participé à une prise d'otages destinée à obtenir la libération des Soledad Brothers, au cours de laquelle un juge fut tué, elle commence une cavale et devient la troisième femme à figurer sur la liste du FBI des personnes les plus recherchées. Elle passe quelque temps en prison avant d'être jugée et acquittée. Les Rolling Stones ont écrit Sweet Black Angel en son honneur.

Elle est à présent professeur d'histoire de la conscience à l'Université de Californie et continue de se battre pour l'égalité raciale.
Indice hippie : 3 fleurs

Paul McCartney, chanteur

McCartney, qui a toujours été plus sage et moins dans le vent que John Lennon, n'hésitait pas pour autant à expérimenter les délices du swinging London des années 1960. Après tout, il se faisait encore arrêter pour possession de drogue en 1984. Il est aujourd'hui plus connu pour sa fortune – estimée à 1,1 milliards d'euros – et pour son divorce d'avec Heather Mills. Qu'il ait accepté d'être anobli (Lennon avait renvoyé sa médaille de l'ordre de l'Empire britannique), qu'il ait signé un contrat avec Starbucks et qu'il apparaisse dans des pubs pour Apple en font-ils un vendu ou un homme en phase avec son époque ? Ses fans sont partagés sur la question.
Indice hippie : 1 fleur

Stephen Gaskin, cofondateur de The Farm

Ancien de Haight-Ashbury [le quartier hippie de San Francisco], il a quitté San Francisco en 1971 avec 300 autres personnes, dans un convoi de 60 bus, camions et voitures pour gagner The Farm, une communauté du Tennessee où vivent encore 200 personnes. Il a fait campagne comme candidat du parti Vert lors des primaires de l'an 2000 en demandant la légalisation de la marijuana.
Indice hippie : 5 fleurs

Paul Krassner, leader yippie

Violoniste prodige, Krassner s'est fait une place dans la contre-culture en travaillant au magazine The Realist, avant de fonder le Youth International Party ou mouvement yippie, en 1967, avec Abbie Hoffman, et de partir en tournée avec la bande psychédélique des Merry Pranksters. Aujourd'hui âgé de 75 ans, Krassner continue d'écrire et de bloguer, notamment sur le Huffington Post.
Indice hippie : 3 fleurs

Jane Fonda, actrice et militante

Jane Fonda est aussi célèbre pour la haine qu'elle inspirait aux conservateurs de l'ère Nixon que pour ses talents d'actrice. Elle a plus tard produit une série de vidéos d'aérobic et épousé le milliardaire Ted Turner. Elle reste engagée dans les causes de gauche et s'est opposée à la guerre en Irak.
Indice hippie : 2 fleurs

Jonathan Brown, The Independent

Nick Drake

Par Joe el Misterioso :: jeudi 20 décembre 2007 à 11:34 :: Musique

Nick Drake se fait coffrer.
 
GILLES RENAULT, Libération
 
Fruit Tree coffret 3CD et un DVD (AZ/Island/Universal).
 
C’est simple : des confins de la Suède au trou du cul du Wisconsin, dès qu’un folk singer vaguement pénétré déboule sur le marché, il se trouve obligatoirement comparé à Nick Drake par la critique paresseusement consentante.
 
Donc, autant se référer au modèle déposé - et dépressif - qui fait l’objet d’un joli et sobre coffret couvrant l’intégralité de son patrimoine musical. Nick Drake est mort à l’âge de 26 ans en 1974. Il n’est toutefois jamais trop tard pour (re)faire sa connaissance.
 
***
 
Et j'avoue (encore) mon ignorance, mais je ne crois l'avoir jamais écouté attentivement, ou même, écouté tout court...
 
La honte...

Ike Turner

Par Joe el Misterioso :: jeudi 13 décembre 2007 à 10:51 :: Musique


Le musicien américain Ike Turner est mort.

 
 
Ike Turner, l'ex-mari de Tina Turner

Crédit Photo : TF1/LCI 
Ike Turner, l'ex-mari de Tina Turner

Célèbre pour son duo et son mariage houleux avec la chanteuse Tina Turner, il est mort chez lui en Californie à l'âge de 76 ans.

Certains historiens de la musique estiment qu'il a écrit le premier morceau de rock'n'roll avec "Rocket 88" en 1951. Le musicien américain Ike Turner, célèbre pour son duo et son mariage houleux avec la chanteuse Tina Turner, est mort chez lui en Californie à l'âge de 76 ans. Un porte-parole de Tina Turner a adressé un communiqué laconique, disant seulement : "Tina est au courant du fait qu'Ike est mort aujourd'hui. Elle n'avait plus eu de contact avec lui depuis 35 ans. Il n'y aura pas d'autre commentaire".


Ike Turner, né le 5 novembre 1931, a grandi dans le Mississippi où il a appris le piano auprès de la légende du blues Pinetop Perkins. Après avoir formé son groupe, The Kings of Rhythm, à la fin des années 40, il s'établit à Saint-Louis où il mène une carrière de découvreur de nouveaux talents pour plusieurs labels, dont Sun Records, contribuant notamment à la signature d'artistes comme Howlin' Wolf ou Elmore James. Mais c'est une jeune chanteuse à la voix rauque de Nutbush, Tennessee, Anna Mae Bullock, qui allait changer sa carrière. D'abord choriste des Kings of Rhythm, elle devient chanteuse principale du groupe en 1960 avec "A Fool in Love", un tube immédiat. Elle est alors enceinte d'Ike et ne tarde pas à changer son nom en celui de Tina Turner. Le groupe devient "The Ike and Tina Turner Revue."

Drogue et alcool

Le duo se marie en 1962 au Mexique et sa collaboration pendant une décennie donnera une série de tubes dont "River Deep, Mountain High", produit par Phil Spector, ou encore "Nutbush City Limits." Le mariage est tumultueux : dans son autobiographie parue en 1986, Tina Turner accuse Ike de violences conjugales pendant plusieurs années. Ike Turner, après avoir nié, a reconnu dans un livre en 2001 l'avoir giflée, mais pas l'avoir battue. Tina Turner se sépare de son mari après une violente altercation à Dallas en 1976. Aux termes du divorce, prononcé en 1978, Ike Turner conservera tous les gains réalisés par le couple au cours de leur mariage.

Le couple a fait l'objet d'un film à Hollywood en 1993, "Tina", où la chanteuse était incarnée par Angela Bassett et qui avait valu à Lawrence Fishburne une nomination à l'Oscar pour le rôle d'Ike. Ike Turner a continué pendant des années à s'élever contre le portrait fait de lui dans ce film. "J'ai fait beaucoup d'erreurs", avait-il dit un jour lors en interview. "Tout ce que je peux faire, c'est présenter mes excuses à ceux à qui j'ai pu faire du mal. Mais je ne suis pas le type que l'on voit dans ce film. Loin de là", avait-il dit.

Dans les années 80, Ike Turner a connu une descente aux enfers marquée par la drogue et l'alcool. En 1991, alors en prison pour une affaire de drogue, il n'a pu assister à son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame. Il avait cependant entamé une nouvelle carrière après sa sortie de prison en 1993 et avait remporté cette année un Grammy Award avec un album de blues, "Risin' With the Blues."

(D'après agence)

Rock Wombats

Par Joe el Misterioso :: mardi 11 décembre 2007 à 08:54 :: Musique

Liverpool strikes again.


Les noms d'animaux improbables ou exotiques sont décidément à la mode outre-Manche. Après les Arctic Monkeys (singes arctiques), voilà que les Wombats pointent le bout de leur museau en haut des charts. A l'état-civil : des petits mammifères australiens à membres courts et aux pattes fouisseuses. Dans l'Angleterre post-Blair(eau), c'est un power-trio élevé à
Liverpool, ville déjà célèbre pour ses scarabées (Beatles) ou encore ses hommes-lapins (Echo & the Bunnymen).

Mais ce n'est pas seulement grâce à leur patronyme que les Wombats perpétuent le meilleur de la tradition locale. Prenant avec des pincettes tout nouveau groupe présenté comme la dernière sensation anglaise du moment (chaque semaine ou presque), on n'en est que plus prompts à saluer avec enthousiasme la première portée de ces jeunes gens, A Guide to Love, Loss & Desperation (14th floor/Naïve).

Il faut voir nos frétillants marsupiaux truffiers, nourris aux Buzzcocks, rapporter en moins de deux des hits primesautiers (Kill the director, Moving to New York), dénicher un refrain au fond des meilleurs terriers de la britpop, incruster durablement dans le crâne des choeurs qui font... "wah ouh".

Et c'est bien leur fraîcheur ludique, dévastatrice, débarrassée des oripeaux habituels (look mode négligé apprêté, arrogance), qui saute aux oreilles, dès l'entame a cappella. Ce n'est qu'un début, continuez, les Wombats.
 
M. CAILLAUD

Les Trans...

Par Joe el Misterioso :: lundi 10 décembre 2007 à 11:07 :: Musique


Les Transmusicales limitent les dégâts.

 

transmusicales 2007 rennes

Crédit Photo : DR 
L'affiche de l'édition 2007 des Transmusicales de Rennes


Alors que plusieurs festivals ont vu leur fréquentation baisser, la 29e édition des Transmusicales a attiré presque autant de spectateurs que l'an passé.

L'an prochain, la 30e édition sera placée sous le signe de la saison culturelle européenne.

La 29e édition des Transmusicales de Rennes s'est achevée dimanche matin sur un bilan plutôt positif. En trois jours, le festival a en effet attiré 23.000 spectateurs payants, soit à peine moins que l'an passé (23.500). "Je suis ravie car le contexte actuel ne laissait pas présager que la billetterie serait à ce niveau-là", a commenté samedi soir la codirectrice, Béatrice Macé, alors que plusieurs festivals ont vu leur fréquentation baisser cette année. "On est les seuls à faire venir autant de gens avec des groupes que personne ne connaît", s'est félicité pour sa part Jean-Louis Brossard, l'autre codirecteur, passionné de musique et chargé de la programmation.

Une affluence satisfaisante, d'autant qu'aucune grosse tête d'affiche n'était au programme cette année. Parmi les meilleurs moments, on retiendra la création présentée quatre soirs de suite par le groupe de folk anglais Tunng, sa compatriote harpiste Serafina Steer et le rappeur canadien Buck 65. Il s'agit là de la grande réussite de l'édition 2007 du festival. Autre moment phare, le concert du groupe funk louisianais Galactic, accompagné par trois pointures du rap américain, Lyrics Born, Chali 2na et Boots Riley. Excellente surprise également avec la prestation étonnante du duo mexicain Rodrigo y Gabriela, qui a réussi le petit exploit de captiver le public de la plus grande des salles de concert rien qu'avec deux guitares sèches qu'ils ont maniées en virtuoses.

Le teknival organisé en marge du festival restera lui marqué par la mort d'un homme de 29 ans, retrouvé inanimé dans sa voiture. L'an prochain, les Transmusicales fêteront leur 30e anniversaire. Une édition qui sera placée sous le signe de la saison culturelle européenne.

(D'après agence)

Led Zep...

Par Joe el Misterioso :: dimanche 09 décembre 2007 à 20:20 :: Musique


L'attente se termine pour les fans de Led Zeppelin.

 

Led Zeppelin

 
Led Zeppelin


Les heureux élus ont dû patienter plusieurs heures dimanche pour retirer leur droit d'entrée au concert unique du groupe mythique, lundi soir.

Un premier rendez-vous prévu le 26 novembre entre les trois survivants du groupe, Robert Plant, Jimmy Page et John Paul Jones, avait dû être annulé.

Les fans de Led Zeppelin ont patienté plusieurs heures dimanche pour mettre la main sur le précieux sésame, attribué par tirage au sort parmi plus d'un million de candidats, qui leur permettra d'assister lundi à l'unique concert de retrouvailles du groupe de rock. Le leader Robert Plant, le guitariste Jimmy Page et le bassiste John Paul Jones, seront accompagnés de Jason Bonham, fils du défunt batteur John Bonham dont le décès en 1980, étouffé dans son vomi après une orgie de vodka, avait sonné le glas du groupe. Ces sexagénaires ont promis de donner le maximum lors de cette soirée unique en hommage à Ahmet Ertegun, fondateur - mort fin 2006 - de la maison de disques Atlantic Records qui avait "signé" le groupe en 1968.

Afin d'éviter toute spéculation avec la revente des billets notamment sur les sites de vente aux enchères, des mesures de sécurité sans précédent avaient été mises en place : les 20.000 billets à 125 livres l'un (175 euros) n'étaient disponibles qu'à partir de dimanche et ne pouvaient être retirés à l'Arène O2 (ex-Dôme du Millénaire), où se joue le concert, que par les personnes dont le nom avait été tiré au sort. Pour confirmer leur intérêt, elles avaient précédemment reçu un mot de passe à utilisation unique. Pour pouvoir enfin tenir leurs billets, les heureux vainqueurs devaient présenter dimanche une pièce d'identité et, pour éviter toute cession de dernière minute, un bracelet à fermeture inviolable a été attaché au poignet de chaque futur spectateur avec consigne de ne pas l'enlever avant le concert.

"Ce ne serait pas une si mauvaise idée de jouer ensemble"

"Nous voulons simplement être sûrs que les fans qui veulent assister au concert aient les billets", a déclaré à la BBC Harvey Goldsmith, promoteur du concert, tout en admettant qu'il n'existait pas de système infaillible.

Prévue le 26 novembre, la soirée de retrouvailles des Led Zeppelin avait déjà dû être repoussée car Plant s'était fracturé le petit doigt gauche en trébuchant dans son jardin. En théorie, le groupe ne devrait se produire que pour ce concert unique mais Robert Plant a alimenté dimanche les spéculations sur de nouveaux spectacles, une éventualité que ses compères Jimmy Page et Paul Jones avait déjà évoquée dans un entretien la semaine dernière. "Ce ne serait pas une si mauvaise idée de jouer ensemble de temps en temps", a déclaré Robert Plant au Sunday Times, avant se reprendre: "Je ne crois pas que j'ai dit ça. Non. Non. Non. Quelqu'un d'autre en moi a dit ça..."

D'après agence

Day One

Par Joe el Misterioso :: samedi 08 décembre 2007 à 20:15 :: Musique

Day One, le retour des oubliés de Bristol.

Pop. Nouveau CD du tandem, qui a débuté en 2000, dans la foulée de Massive Attack.

Ludovic Perrin, Libération.

Day One Nouveau Casino, 109, rue Oberkampf, 75011. Samedi, 20 h. CD : Probably Art (One Little Indian)
 
Qu’en est-il du son de Bristol en 2007 ? Une réponse nous est apportée avec le nouveau Day One, Probably Art. Lancé il y a sept ans dans le giron de Massive Attack, ce tandem de garçons comme on n’en fait plus depuis Tears for Fears (avec quelques cuites en plus) a fait voler ce son en éclats. S’appuyant toujours sur ce genre de programmations trip-hop qui faisaient le bonheur des Golf décapotables, il accueille dans cet album des harmonicas dylaniens mêlés à des synthés vintage, des guitares hargneuses (ou flamenca), des accordéons, des chœurs en râles, des flûtes Prince et des quatuors à cordes Eleanor Rigby.

Délai. Cette joyeuse tambouille est une manière assez maligne de brouiller les pistes pour un groupe qu’on a vite rangé dans les pertes et fracas d’une époque. Mais qu’y pouvait son chanteur s’il était né à Bristol ? «Je ne sais pas ce que les gens entendent par là, s’interroge Phelim. Il y a tant de musiques différentes, pas seulement Massive Attack. Nous avons un grand respect pour eux. Ils ont débarqué avec des chansons incroyables. Mais nous ne nous sentons pas affiliés, hormis le fait qu’ils nous ont permis de signer notre premier contrat. Bristol est une ville où il se passe encore beaucoup de choses en dehors des formats auxquels on penserait.»

Classés sur le Net parmi les «grands oubliés de la pop», les Day One auront donc mis sept ans à sortir une suite au manifeste Ordinary Man. Un délai nécessaire pour se dégager de leur contrat avec Virgin, surmonter la déprime qui s’en est suivi, sans pour autant arrêter d’écrire. «Ordinary Man, c’était les onze premières chansons que nous avions faites avec Matthew, poursuit Phelim. Après, nous avons beaucoup écrit pour noyer nos désillusions du business. Nous avons même essayé de travailler chacun de notre côté. Mais, à un moment, il devenait évident que nous ne pouvions collaborer avec personne d’autre. Quand Mario Caldato, le producteur de Probably Art, a jugé opportun de faire un nouvel album, notre écriture était à maturation.» Travaillant parallèlement en hôpital psychiatrique (schizophrénie, maniaco-dépressifs), Phelim Byrne a retrouvé son copain de Londres, Matthew Harwidge. Ils s’étaient déjà aperçus lors d’un concert à Montpellier qu’un couple pouvait se remettre ensemble sur une chanson.

Mur. «La chose dont nous sommes aujourd’hui le plus fiers, est de nous inscrire dans un récit. A la radio, j’entends des super beats, des sons géniaux, mais ça ne raconte rien. C’est important de pouvoir dire à mon fils, ma mère ou ma grand-mère de quoi parlent mes chansons», dit Matthew. Sur la pochette de leur album produit par One Little Indian (le label de Björk), une chaise rouge trône devant un mur siglé «Probably Art». Explication : «Nous sommes gavés de tonnes de trucs. On nous dit ce qui est de l’art, ce qui n’en est pas… Or seul compte le regard qu’on porte sur toutes ces choses qu’on nous donne à bouffer, parasités par les médias et les histoires de célébrité. A nous de creuser des expériences qui reflètent à petite échelle ce qu’est notre société. Les expériences qui nous affectent.»

Stockhausen

Par Joe el Misterioso :: samedi 08 décembre 2007 à 09:58 :: Musique

Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen est mort.
 
 
Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen, pionnier du "live electronics" et de la "musique intuitive", est décédé mercredi 5 décembre à Kürten, à l'âge de 79 ans, a annoncé, vendredi, la Fondation Stockhausen. Auteur de plus de 360 œuvres, le compositeur a construit son travail autour de la musique électro-acoustique et de la spatialisation du son.

Né en 1928, Karlheinz Stockhausen fut, avec Pierre Boulez, le compositeur le plus engagé dans l'instauration d'un nouvel ordre musical après la seconde guerre mondiale. Dans les années 50, les deux compositeurs se sont lancés dans une sorte de compétition moderniste, les Polyphonie X et Structures du Français répondant aux Kreuzspiel et Kontra-Punkte
de l'Allemand. Dans la décennie suivante, en revanche, Stockhausen se lancera seul dans l'appréhension psychologique des sons.

FORMULES ET CYCLES

Depuis son œuvre Mantra (1970), Stockhausen recherche la cohérence en déduisant chaque partition d'une formule originelle ; il aspire à une relation cosmogonique entre le tout et les parties en procédant par cycles. Sirius (1976) s'attache aux planètes du système solaire. Licht (1977-2003) met en scène les différentes journées de la semaine à travers sept opéras.

Scrupuleux dans la réalisation de ses partitions, il a fondé en 1975 sa propre maison d'édition, qui a publié le support graphique de quelque 300 œuvres et leurs enregistrements sur 130 CD.

Le Monde.fr

French Cowboy live

Par Joe el Misterioso :: jeudi 06 décembre 2007 à 07:12 :: Musique

French Cowboy, le retour.
 
 
Les Transmusicales tiennent à Federico Pellegrini, Gaëtan Chataignier, Eric Pifeteau et Stéphane Louvain. Sous le nom des Little Rabbits, ce quatuor avait donné un concert au festival rennais, le 7 décembre 1991, bredouillant leurs chansons en "yaourt", sur la même scène que Nirvana. Il y a deux ans les lapins réincarnés en French Cowboy étrennaient aux Trans leur nouveau projet. Le 6 décembre, les cow-boys sont de retour à Rennes avec un premier album, Baby Face Nelson was a French Cowboy.

En seize ans, les garçons ont progressé en anglais mais ont conservé ce goût du bricolage excentrique qui caractérisait la scène nantaise du début des années 1990. Compagnons de Katerine et Dominique A, les Little Rabbits enregistreront six albums dont aucun de dépassera les 30 000 ventes.


Tenants d'une ligne claire, ces Vendéens d'origine ajoutent du hip-hop et de l'électro à leurs références pop, tout en creusant des racines rock américaines. Suffisamment "cultes" pour avoir droit, dès 1998, à un disque hommage - So Many Friends of Them, A Tribute to the Little Rabbits, avec, entre autres, Mickey 3D et Dionysos -, les Rabbits se séparent en 2005.

A peine le temps de tirer un coup de feu, qu'ils se reforment sous le nom de French Cowboy, fruit d'un putsch organisé par Pellegrini, le guitariste s'imposant comme principal chanteur et auteur-compositeur, au bénéfice de morceaux mélodiques et spontanés.

Avant d'enregistrer le disque, ils repartiront chacun de leur côté. Pellegrini adaptant quelques-unes de ses nouvelles chansons pour un joli album en duo avec Helena Noguera (Dillinger Girl and Baby Face Nelson), pendant que les trois autres accompagnaient Katerine pour deux ans de tournée. Réunis à nouveau, French Cowboy est ce qu'ils ont fait de mieux.
French Cowboy. Le 6 décembre à 20 heures aux Transmusicales. Parc des expositions-hall 9, Rennes. De 23 à 29 euros.

Stéphane Davet, Le Monde

Bielorussie et Rock

Par Joe el Misterioso :: mercredi 05 décembre 2007 à 11:13 :: Musique


BIÉLORUSSIE
 •

Ces rockers qui roulent pour le pouvoir
Les Biélorusses sont scandalisés. "L'opinion publique s'est soulevée. Cela n'est pas lié à de nouvelles répressions, ni à la dispersion d'une manifestation ou à des complications dans les relations avec Gazprom", note Novaïa Gazeta
, le bihebdomadaire indépendant russe d'opposition.

Le scandale vient des rockers biélorusses Alexandre Koullinkovitch, Igor Varachkevitch et Liavone Volski, respectivement leaders des groupes Neuro Dubel
, Krama et NRM. Invités par l'administration présidentielle d'Alexandre Loukachenko, ils se sont solennellement engagés à ne plus participer à des actions de l'opposition.

En retour, l'idéologue du régime, Oleg Proleskovski, leur a promis qu'ils seraient retirés des "listes noires" du pouvoir, explique Novaïa Gazeta.

Le journal rappelle que "le rock en
Biélorussie est depuis longtemps interdit, officieusement bien sûr. Les musiciens ne peuvent se produire en concert dans leur propre pays et ne passent jamais à la télévision. En revanche, ils participent toujours avec enthousiasme aux meetings de l'opposition avec des concerts. Ce ne sera plus le cas."

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